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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:05

A partir du chapitre 9 j'écrit deux versions, d'où chapitre 9 et 9 bis. La suite sera aussi en deux versions, l'une où Marco sort avec Shin (pour les amateurs de Yaoi) et l'autre (bis) il continuera à se chercher avec Emma (ou une autre fille qui sait ?) 

 

Voilà petit détail :D

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Published by Aisu Yumi - dans histoire
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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:37

Je sors de la douche. Je mets mon pyjama qui est un short jogging noir et un top brettelles bleu et des marques de griffure noires. Je m’allonge (pour ne pas dire me jeter) sur mon lit et regarde le plafond de ma chambre, jambes tendues, mains sous ma tête. C’est ma façon de décompresser, mon iPod sur les oreilles, je suis dans ma bulle mais mon portable vibre sur mon lit. Je n’ai pas la tête à lire des SMS, mais je regarde au moins qui est la personne qui m’envoie un message à 21h… C’est Emma : Salut Mina, je voulais savoir si tu avais parlé à Marco ces derniers jours…

Marco, je l’avais presque oublié lui… C’est vrai que ça fait un moment que je ne lui ai pas parlé… Non pourquoi ? C’est vrai qu’Emma est amoureuse de lui… Il ne répond pas à mes SMS, tu pourrais essayer stp ? Je n’ai pas envie du tout… C’est ma meilleure amie je vais faire un effort pour cette fois. Ok.

 

Je m’assois en tailleur et envoie au blond : Salut, tu ne réponds plus aux SMS maintenant ?

 

Honnêtement j’ai autre chose à faire que de m’occuper d’histoires de cœurs un dimanche soir à 21h30 ! Message : Saluto Mina ! Comment ça va ? Désolé pour les SMS. A demain ! Marco.

 

Bon il évite Emma, comment le dire à mon amie accrochée à son portable attendant mon message ? « Emma, Marco me répond à moi, il ne veut tout simplement pas de parler ! » Non… « Il m’a répondu, c’est toi le problème » Non… Je vais faire plus simple : Il m’a répondu. On en parle demain. Voilà c’est réglé. Je m’allonge et ferme les yeux.

 

Le lendemain je vois Marco marcher seul après les cours. Il marche dans la rue, pensif. Je le suis à distance, son frère n’a pas l’air dans les parages. Il marche, marche, les mains dans les poches, shootant dans une cannette de temps en temps. Une bande de racailles s’approche de lui mais il les ignore, continuant à marcher. Le leader le rattrape et le prend violement par les épaules le faisant tomber et commence à lui donner des coups, le reste de la bande le rejoignant peu après. Je commence à courir pour l’aider, mais je suis devancée par un ténébreux qui court et « fonce dans le tas », c’est le cas de le dire. De ses poings puissants il fait fuir la bande qui part en courant vers le stade de la ville. Il aide Marco à se relever, et, du bout de ses doigts, essuie le sang coulant de la lèvre du blond qui rougit. Il se dégage de cette main, le remercie et repart. Je m’avance, et reconnais Kimura Shin, le « Bad boy » du lycée. Il est ténébreux, les cheveux un peu long toujours coiffés avec du gel en bataille, les yeux brun très foncé, assez pâle, japonais, grand, musclé. Il est presque tout le temps en noir, mais il lui arrive de porter du rouge ou du bleu foncé. Il ne quitte jamais son épaisse veste en cuir qui l’élargit encore un peu plus des épaules alors qu’il est déjà très impressionnant, et met toujours ses grosses bottes noires dont les semelles doivent mesuré au moins 5 cm, ce qui le grandit encore et encore. Il est toujours en train d’écouter son hard rock et son punk (je le sais car il est assis à côté de moi en musique et il écoute la musique tellement fort que j’entend très distinctement les guitares, basses, batteries et cris.  Il ne parle à personne, reste seul, est craint par presque tout le monde (je le dis presque parce que les deux seules personnes qu’il respecte sont le directeur du lycée et Ako-sensei). Shin repart son iPod sur ses oreilles comme si de rien n’était.

 

Le lendemain Marco parle avec Shin, sûrement à cause de la veille. Shin est habituellement très froid, mais il a quand même un petit sourire en coin. Intéressée par la conversation je m’installe sous un arbre près d’eux, et sors mon carnet. D’ici j’entends très bien, idéal pour écouter sans me faire repérée.

« - Encore merci pour la veille. Dit Marco le rose aux joues (Parfait Uke d’ailleurs)

      Bah de rien, je n’aime pas cette bande alors pour une fois que j’ai une bonne raison de les tabasser…

      Tu n’aimes personne de toute façon, ça ne change rien. Réplique le blond qui détourne la tête et en faisant ce geste, une mèche de cheveux lui tombe sur les yeux.

      Tu n’en sais rien. Réponds le ténébreux En tournant le visage de l’italien et en enlevant la mèche rebelle et en faisant un petit sourire qui de mon point de vue est un sourire pervers… Ca commence à devenir intéressant.

      Non, je n’en sais rien et je ne préfère pas savoir. Marco enlève la grande main qui tient son menton.

      Tu es sur ? Réplique Shin en s’approchant du petit (enfin il est légèrement plus grand que moi mais à côté du molosse c’est un petit) et lui caressant la joue avant de lui faire un bisou sur la joue et de partir comme si de rien n’était.

 

 

Rouge pivoine et la main sur la joue, Marco encore choqué par ce qu’il vient de se passer reste immobile encore un moment avant de se diriger vers les casiers, seul. Surprise par ce qu’il vient de se passer sous mes yeux, je décide de rejoindre les filles et de garder ça pour moi. Si Emma l’apprend, je crois qu’elle va péter un câble. Elle est dingue d’un petit Uke, en pensant à ça je me mets à rire seule. Je suis de nature perverse, et, avec Camille ma meilleure amie, on se regardait beaucoup de mangas et de doujin, Yaoi évidemment. J’espère juste que je ne saigne pas du nez, cela m’est déjà arrivé une fois. Mais, en me regardant dans mon miroir de poche (non pas pour me maquiller, merci…) je me rends compte qu’effectivement je saigne du nez… super… Je sors un mouchoir et arrête le liquide rouge avant de rejoindre la bande. D’ailleurs, Antonio se trouve à côté d’Emma, ils parlent sûrement de Marco. Arrivée à leur hauteur, je les suis vers la salle de japonais. Marco est déjà installé, dessinant (les joues roses, on se demande pourquoi) et ne faisant même pas attention à son frère lorsque celui-ci s’assois à côté de lui. Je passe près de leur table (et regarde le dessin même si j’ai déjà une idée du sujet) et Bingo, c’est bien le beau Shin. Il l’a incroyablement bien dessiné (cela pourrait aussi expliquer le rose aux joues et sa respiration accélérée) il est de profil, en train d’écouter de la musique sur son fidèle iPod. Je m’assois à côté de Yuuki qui est en train de gribouiller sur son cahier. Elle ne me remarque pas tout de suite, fascinée par son crayon. Le cours commence et le blond remarque enfin que son jumeau est à ses côtés (bonjour la réaction. Certains italiens sont vraiment 2 de tension). A la pause, comme nous restons dans la même salle, je vais voir Marco qui a ressorti son carnet pour continuer le portrait du Bad boy. 

 

      Qu’est-ce que tu fais Marco ? je lui demande.

      Mina ??? S’écrit-il en sautant jusqu’au plafond et en rangeant son carnet dans la poche droite de son gilet comme si un prof l’avait surpris en train de frauder.

      Eh, calme toi ! Je lui dis la main sur la poitrine, en se faisant peur il m’a également surprise.

      Désolé, je ne t’avais pas vu, dit il en reprenant son souffle.

      Tu étais si concentré que ça ? Je lui demande avec un petit regard plein de sous-entendus.

      Pourquoi tu dis ça ? Me dit il vexé.

      Ecoute, ça ne marche pas avec moi. (Je regarde aux alentours et voyant que personne ne pouvait nous entendre je regarde le blond dans les yeux) je suis au courant pour Shin.

       Quoi ???? S’écrit il en se levant.

      Oui, j’ai tout vu, tout entendu. Je réponds en le rasseyant mais aussi avec un léger sourire pervers en repensant à la scène.

      Mina…

      Non je ne dirai rien ne t’inquiètes pas. Je lui souris.

      Merci. Mais, pour Emma ?

     Quoi, pour Emma ? Tu es gay, c’est mort pour vous.

     Sois plus discrète s’il te plait !! chuchote-t-il en mettant sa main sur ma bouche et en regardant autour de nous.

     Oui bon ça va… Je réplique en enlevant sa main. Ecoute, elle est dingue de toi, elle risque de te détester si elle l’apprend.

     Je n’avais pas pensé à ça.

     Ben oui tu étais si illuminé par l’autre…

     Mina !!

     Gomen… Bref, il ne faut pas qu’elle s’aperçoive de quoi que ce soit.

 

Avant qu’il ne puisse dire autre chose, je lui tourne le dos, puis je reprends ma place auprès de Yuuki. Ako-sensei fait son entrée, et, toutes les conversations prennent fin en même temps lorsqu’elle se trouve sur le pas de la porte. Debout, nous ne disons rien, respirons à peine pendant qu’elle prend place au bureau. Après sa permission nous nous asseyons toujours en silence et sortons nos affaires de dessin. Quand je pense que le premier jour je l’ai vue sourire, je me demande encore par quel miracle j’y suis parvenue. Le thème du jour est la France vue d’un œil japonais. Ako-sensei a toujours le don pour trouver des sujets très compliqués. Mais en même temps, j’ai envie de voir comment les japonais voient la France en dessin. Tout le monde obéit, ne voulant pas contrarier le bourreau. Elle se lève et passe dans les rangs. Ses talons aiguilles incroyablement hauts (je me demande comment elle fait pour marcher avec) font un gros bruit sur le sol de la pièce. Chacun de ses pas qui s’arrêtent de temps en temps pour regarder les feuilles puis qui s’approchent de plus en plus me stressent ! Lorsque sa tête fait de l’ombre sur ma table, je ralentis mon coup de crayon, une boule dans la gorge. Quelle critique va-t-elle me faire cette fois-ci ? Trop d’ombre, trop clair, trop vide, mal répartit ? Je ne dis rien et fais comme si elle n’était pas là, continuant ma tour Eiffel éclairée la nuit, avec ses quelques passagers à ses pieds (japonais évidement) mangeant des dangos et au fond un drapeau moitié français, moitié japonais. Sans le faire exprès je viens de faire un mélange du Japon et de la France.  Même le monument parisien a les airs d’un temple traditionnel. Pas mal en fin de compte ! Elle ne dit rien, continuant son chemin.

 

Je jette un coup d’œil au dessin de mon amie aux yeux couleur sang. Elle dessine Paris, une nuit d’hiver, où l’on voit l’Eglise Notre Dame de Paris, sombre, triste. En dessous on peut apercevoir un peu la Seine, noire carbone avec un léger reflet de la Lune presque complètement cachée par les nuages. Il neige, les branches des arbres, dénudées, ploient sous le souffle du vent. Sur le bord du fleuve, avec en arrière plan la sinistre Eglise d’où ressort la tristesse du deuil, une jeune tout de noir vêtue est en train de pleurer. Elle a de longs cheveux bruns bouclés, ses yeux sont cachés par ses mains recouvertes de gants en dentelle noire d’où dépasse un mouchoir blanc. Elle porte une longue robe noire avec dessus un long manteau de la même couleur triste. Du sang se trouve près d’elle, sur le sol et sur le bord du pont. Des fleurs, des roses rouges pour être précises sont déposées à cet endroit. Les larmes de la veuve coulent dans l’immense fleuve qui coule tristement, l’atmosphère est pesante comme si toute la ville était en deuil.

 

C’est une vision très négative de la capitale française ça… Je détourne la tête, le froid dans le dos. Moi qui ai dessiné un bon côté de cette ville, à présent j’ai le moral à 0… Merci Yuuki !! A la pause déjeuner, Marco n’est pas des nôtres, sûrement à la recherche de son sauveur… En dégustant un Moshi, je pense au couple, je me demande ce qu’ils font. Je commence à m’imaginer des scènes Yaoi pour mon plaisir, mais je suis arrachée de mes pensées lorsque la pétasse arrive.

 

      Mina, faut que je te parle. Me dit Lilou en mâchant son chewing-gum.

      Que me vaut cet honneur ? Je demande ironique.

      C’est important.

      Bon, si c’est important alors je vais faire un effort. Je dis en me levant sans grand enthousiasme.

 

Je la suis un peu plus loin.

 

      Ne t’approches plus ni d’Antonio ni Laurie tu m’as bien comprise ?

      Et pourquoi pas ? Laurie ne te supporte plus et Antonio ne t’a jamais supportée.

      Ah, oui tu crois ça ? Me dit elle en souriant.

      Oui, ils me l’ont dit eux même.

      Alors explique moi pourquoi Laurie traine encore avec moi et pourquoi Antonio rentre avec moi depuis 3 jours ?

      Par pitié ?

      Espèce de sale peste ! Crie-t-elle en levant la main pour me gifler. (d’ailleurs on dirait Ambre dans Amour sucré… Bref !!!)

      Lilou !! La voix d’Antonio retentit soudain devant moi, retenant la main de la brune en colère.

       An…tonio ? » Bafouille-t-elle en baissant sa main et en partant.

 

 

A ce moment, j’aperçois le petit Uke (oui, maintenant je vais l’appeler comme ça) se diriger d’un pas pressé vers un coin sombre de la coure. Je remercie Antonio puis trouve l’excuse des casiers pour faire ma détective et suivre l’italien. Près du mur, je l’espionne, il est adossé au mur du gymnase, entre 2 bâtiments. Il attend, presque stressé. J’espère que je suis seule quand même, Marco m’a fait promettre de rester discrète. Le ténébreux arrive, iPod sur les oreilles (ça ne vous étonne plus ? C’est bien) rejoignant mains dans les poches son petit protégé. Il commence à lui parler, d’après ce que j’entends, il s’agirait d’un rendez-vous chez Shin après les cours, on se demande pourquoi… Pas moi ! J’assiste à une relation Yaoi, c’est encore mieux que dans les mangas, oui, j’ai l’esprit tordu, et j’en suis fière ! Une main se pose sur mon épaule, ce qui me fait sursauter. Vous savez qui c’est ? Yuuki évidemment, toujours près du Yaoi celle là… Je l’aime bien cette fille ! Je lui chuchote un résumé de l’histoire et lui fais promettre de rester discrète. Elle répond ok, et nous voilà comme deux grosses perverses en train d’écouter la conversation entre le Bad boy et le petit blond. L’après-midi me paraît une éternité, avec Yuuki, nous avons décidé de les suivre jusque chez Shin pour voir comment cela va se passer. Oui nous espérons assister à un lemon comme tout yaoiste qui se respecte. La fin de journée sonne enfin et comme convenu, ma nouvelle amie et moi sortons rapidement du lycée et suivons les deux « amoureux » pendant 10 minutes pour arriver devant une grande maison très moderne sur le style européen. Elle est peinte en blanc, et est très spacieuse. Shin entraine Marco dans sa demeure en lui prenant la main. Telles des voleuses, nous regardons par la fenêtre, une chance que la chambre du ténébreux se trouve au rez-de-chaussée. Sa chambre est immense, les murs sont peints dans un bleu assez foncé  et la plupart des meubles sont noirs, assombrissant la pièce. Ils s’assoient sur le lit et commencent à parler. La fenêtre est entre ouverte, on peut entendre la conversation, cachées derrière un buisson.

 

Marco a l’air mal à l’aise et Shin le voit bien. Il s’approche de lui, lui caressant les cheveux de temps en temps. Nous suivons une relation Yaoi en vrai, depuis le temps que j’en rêve, je vais prendre une vidéo et des photos pour Camille, je lui dois bien ça, mais en restant discrète quand même. Yuuki a un sourire pervers et a l’air concentrée, ce n’est pas comme en cours… Mais je la comprends, moi non plus je ne veux pas manquer une miette de la scène. Shin enlève sa veste et la jette sur le fauteuil de son bureau. Il s’allonge sur le lit et met ses mains sous sa tête en regardant le plafond en continuant de parler de son intervention la dernière fois quand Marco se faisait tabasser par la bande de « Salauds » terme employé par le Bad boy lui-même.

      Tu n’étais vraiment pas obligé de me défendre.

      Je te le répète pour la énième fois, je ne peux pas voir ces mecs, c’était une occasion de les tabasser.

      Merci quand même.

      Bon, tu me dois quelque chose dit le ténébreux en se redressant sur ses coudes.

      Quoi ? »

 

Pour toute réponse, Shin, avec un sourire pervers, attrape le bras du petit blond et l’allonge à côté de lui. Pui, il l’embrasse avant que Marco ne puisse dire autre chose, ça devient de plus en plus intéressant ! Le Seme commence a déboutonner la chemise de son amant tout en continuant de l’embrasser. La peau blanche parfaite du blondinet sous sa chemise se fait caresser par la grande main fine du Bad boy qui descend vers son pantalon, enlevant la ceinture. Les petites mains du petit lèvent le T-shirt noir de Shin pour les glisser sous celui-ci et tripoter la chair du garçon dont il est amoureux. Le Bad boy enlève le T-shirt avant de s’attaquer au jean dont il a déjà ôté la ceinture noire. Marco continue de faire glisser ses mains sur le torse musclé de son amant. Une fois les deux garçons en boxer, Shin se redresse entrainant l’autre contre sa poitrine et lui lèche l’épaule puis le bras droit en lui caressant les jambes. Il le rallonge et lui retire son boxer gris puis descend sa main qui tripote son membre. Marco se tord sous cette douceur en se pinçant les lèvres toujours en lui caressant le visage et le torse. Un peu plus tard, Shin entre un doigt, puis deux, pendant que le petit s’empêche de crier de douleur. Pour le soulager, il l’embrasse tout en continuant. Il remplace ses doigts par sa bouche en enlevant son boxer noir puis retourne Marco et le pénètre en lui caressant le dos. Sous la douleur mais en même temps sous l’envie, le blond s’agrippe aux draps bleus en grimaçant. Quand il se sent venir, Shin se redresse, et avec la force qui lui reste, ramène le blondinet contre son torse, sous les draps en le serrant fort. Il lui chuchote un je t’aime à l’oreille avant de s’endormir avec son petit protégé dans les bras.

 

Le nez en sang, Yuuki et moi regardons le couple s’endormir. Cette scène, comme dans les mangas que je regarde, qui s’est déroulée sous nos yeux… Je propose à voix basse de rentrer, elle fait oui de la tête. En faisant le moins de bruit possible, nous sortons puis rentrons chez nous ensemble. Le soir, allongée sur mon lit, je repense à cette scène. Il faut absolument que cela reste entre nous, du moins pour le moment. S’ils assument je demanderai à mon ami si je peux en parler à son frère et aux autres. Aller, nous verrons cela demain.

 

 

Fin chapitre 9

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Published by Aisu Yumi - dans histoire
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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 08:49

Aujourd’hui c’est le concert de the Gazette, c’est super ! C’est un groupe très populaire au Japon. Ils donnent un concert avant de faire une tournée aux Etats-Unis. Je mets ma robe gothique lolita grise et noire, des collants noirs et des ballerines. Je laisse mes cheveux lâchés, me maquille légèrement, c’est à dire poudre, mascara et farre à paupière  gris clair. Je me dirige vers la chambre de Sofie, qui termine de se préparer. Elle a mis un short en jean sur des collants noirs avec un top brettelles noir avec une tête de mort rouge dessinée dessus. Elle s’est fait une queue de cheval, s’est maquiller à peu près comme moi, mais son farre à paupière est noir. Elle est très belle. « Mina tu es magnifique !

- Merci, toi aussi ». C’est parti pour le concert ! Nous avons rendez-vous avec eux en ville, dans un café que nous adorons, nous étudiants. Ce n’est pas loin du lycée, pas cher, beaucoup de choix et délicieux. Ils sont déjà là quand nous entrons dans le café. Ils portent tous  les deux une chemise, celle Josh est une bleu marine et Antonio grise foncé. La classe ! Nous nous faisons la bise, commandons à boire et parlons attendant l’heure du concert. Nous parlons de tout et de rien, rigolons. Je fais comme au concert de Girugamesh, je pousse tout le monde tenant la main de ma sœur qui tient celle de Josh qui tient celle d’Antonio et arrive devant, la super place. Mais le plaisir est gâché lorsque ma sœur et moi voyons nos pires ennemies juste à côté de nous. Je regarde Lilou de travers et m’efforce de rester calme. Pourquoi sont-elles là ? Elles ont décidé de gâcher notre soirée ! Le concert va bientôt commencer. Antonio a l’air tendu. Lilou le fixe, avec son regard brillant. Je dois avouer qu’elle est belle quand même, surtout ses yeux. Le groupe monte sur scène. Ruki, le chanteur s’est habillé comme dans « Invisible Wall » avec son chapeau, sa chemise blanche et sa croix en collier, juste magnifique. Uruha, un des deux guitaristes, a mis ses jarretelles violettes comme dans « Silly god disco », Reita, le bassiste comme dans « cassis », Aoi, l’autre guitariste également comme dans « Invisible Wall » et Kai, le batteur et leader du groupe comme dans « remember the urge ». Ils sont magnifiques (enfin comme d’habitude même si Aoi a dû avoir un moment de folie parce qu’il faut vraiment taré et con pour se teindre les cheveux en rose…no comment…) Ils commencent par une petite intro . C’est « remember the urge » un peu modifié avec des combats de guitare, solo de basse et de batterie. Puis Ruki avec sa belle voix commence à chanter. Suivent « cassis », « cockroach », « red », puis Ruki se met à parler au public, je me concentre sur chaque mot. Une vague se crée dans la fausse, ce qui me fait tomber sur une fille à côté de moi que je n’avais pas vue (oui, on est hypnotisées par Ruki et les autres, c’est normal !) Je m’excuse, mais elle me lance un regard à glacer le sang. Elle a les cheveux noirs longs jusqu’à la taille, les yeux rouges (on ne voit pas sa pupille mais le sang comme chez les albinos). Elle porte un top brettelles rouge sang, une jupe noire arrivant aux genoux, des chaussettes hautes assorties à son top et des bottes noires. Elle est un peu plus petite que moi, sa peau est très pâle et très fine. Elle se retourne face au groupe. Pendant « Distress and coma », je jette un œil vers elle, elle fredonne les paroles qu’elle a l’air de connaître par cœur. Mais elle ne sourit pas. Le groupe se met à jouer une chanson que je ne connaissais pas très bien : « best friends » mais la ténébreuse à l’air de la connaître. Elle ne quitte pas Uruha et Reita des yeux. Après un concert incroyable, cette fameuse disparaît parmi la foule, et je la perd de vue.

« Mina, tu viens ?

     Hein ? A oui, gomen.

     Tu es dans la lune, c’est le charme du groupe ? Se moque Sofie.

     Très drôle…

     Oh, ça va, aller viens ! »

Je suis très fatiguée, j’ai hâte de retrouver mon lit. Mais je vois la ténébreuse, face à 5 garçons, une feuille à la main. THE GAZETTE+ AUTOGRAPHES !!! Je me dirige vers eux, puis arrivée à leur hauteur j’ai l’impression de rêver. Ils sont là devant moi, si prêts, si beaux… Ils me signent des autographes (Chut Mina, tu crieras après) prends des photos avec eux et prends des photos d’eux avec la fille parce qu’elle me l’a demandé avec un léger sourire. Je rejoins ma sœur une fois le groupe partit. La ténébreuse a de nouveau disparu, tant pis. Dans mon lit, malgré la musique et la fatigue, je ne parviens pas à dormir et demain j’ai cours, génial…  

 

Le lendemain, les cernes sous les yeux, j’arrive dans ma classe de dessin. Ako-sensei est en compagnie d’une fille qui n’est pas du lycée. Mais au fur et à mesure que je m’approche, le visage de cette lycéenne m’est de plus en plus familier. Où l’ai-je vue ? Réfléchis Mina… Je sais c’est dur après une nuit de 5 heures mais essaye ! Ces cheveux noirs, ces yeux rouges… Oui, ça y est ! C’est la fille du concert !

« Ah, Mina ! Viens ! Me dit Ako-sensei

     Hai.

     Je te présente Kobe Yuuki, elle est nouvelle dans le lycée

     Ossu. Me dit-elle, indifférente.

     Ossu. Dis-je sur le même ton (ça lui ferait mal de sourire ?)

     J’aimerais que tu sois sa « guide » du lycée.

     D’accord.

     Merci. Tu peux aller t’asseoir.

     Ok. »

 

Pourquoi moi ? J’en avais besoin ? Non !! Bon, je vais faire avec. Elle se met seule derrière moi et sort un manga de son sac : Reborn. La classe se remplit peu à peu, et je vois Emma, pleine d’énergie. Aujourd’hui elle donne un concert de violon, c’est les portes ouvertes, toutes les familles des élèves, élèves et professeurs seront là. Luna l’accompagnera au piano et Yuna au chant. Je leur montrerai les arts martiaux, Antonio et Marco montreront quelques coutumes italiennes. Plusieurs élèves ont été choisis pour animer cette journée. Je me demande si Yuuki aura quelque chose à faire. Le cours commence enfin. Nous avons comme thème la musique. Que faire ? Un groupe ? Des notes de musiques originales ? Je ne sais pas. Peut être Les notes de musique et des noms de groupes connus au Japon (Bien sûre les Gazettes ne vous inquiétez pas !).  Je décide de faire mon groupe préféré, (vous avez compris, the Gazette) et dessine chaque membre dans un clip différent et comme au concert de la veille. Ruki dans « Invisible Wall », Uruha  dans « silly god disco », Reita dans « cassis », Aoi dans « Invisible Wall » et Kai dans « remember the urge ». Je m’applique particulièrement, je tente de refléter leur beauté même si je sais que c’est perdu d’avance. Yuna dessine Akanishi Jin dans « test drive », comme c’est son chanteur préféré. Je passe au coloriage pendant que d’autres élèves commencent peu à peu à accrocher leurs chefs d’œuvre. Chacun à un style différent, je vois des notes de musique aspirées par un trou noir, des noms de groupes connus dans  tous les sens sortant d’une boîte, des CD ouverts et des disques cassés… Mon regard s’arrête sur ce dernier, très différent des autres… Ce dessin reflète le mauvais côté de la musique, il y a les CD cassés, des instruments en mille morceaux, de la drogue, de l’alcool, des croix… il est sombre et triste. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que c’est la nouvelle qui l’a fait. Je me demande pourquoi elle a dessiné son mauvais côté, peut être que c’est tout simplement son point de vue et dans un sens c’est très juste. Comme Ako-sensei adore nous ridiculiser lorsqu’elle en a l’occasion elle fait une verbalisation et n’hésite pas à être blessante à tel point que certains élèves pleurent. Elle marche sur l’estrade lentement, les mains dans le dos, détaillant chaque dessin à la recherche de défauts. Elle s’arrête devant l’un d’entre eux, le décroche et regarde le dos. Le dessin représente une guitare électrique bleue et une batterie avec sur la grosse caisse un « V » à l’envers et sur un fond vert très pâle. Il est assez simple mais bien fait. Mais apparemment Ako-sensei ne le voit pas de la même façon :

-«  Yann ! Peux-tu m’expliquer pourquoi tu as dessiner cela ?
- C’est comme cela que je vois la musique sensei. Répond Yann s’étant lever.
- Mais c’est fade, un aspect d’inachevé jeune homme ! Cela ne vaut en aucun cas la moyenne ! J’ai déjà décidé de la note, tu auras 30/100. Assieds toi. »

 

Le concerné obéit sans argumenter d’avantage sachant que c’est peine perdue avec elle. Elle continue de la même façon mais arrivée devant le dessin sombre elle le prend et… sourit ! Je peux entendre quelques chuchotements : « c’est Mina ? Mais ce n’est pas son style !… je ne comprends pas… …» Pourtant ce n’est pas moi, ils se trompent. Je me retourne vers la nouvelle qui ne se sent pas concernée et lit encore son manga. Emma me fait signe en avançant le menton pour dire « c’est le tien ? » je fais non de la tête en guise de réponse. Je me tourne vers Yuuki qui as enfin levé les yeux de son manga et qui regarde (si ce n’est pas fixer) son dessin.

« - Kobe Yuuki, viens ici !

      … elle ne bouge pas.  

     Kobe Yuuki !

     Hai… elle se lève lentement et traine jusqu’au tableau rejoindre Ako sensei.

     Ton dessin.

     Oui ?

     Il est bien.

     Merci, je peux aller me rassoir à présent ?

     Non, tu restes ici !

      Hai.

     Pourquoi as-tu dessiné le mauvais côté de la musique ?

     C’est comme ça que je vois la musique tout simplement.

     Ne sois pas insolente jeune fille.

      …

      Vas te rassoir maintenant. »

 

Yuuki s’exécute et retourne à sa place. A la pause déjeuner je lui montre un peu le lycée, dont la salle d’arts libre. Je lui propose de venir manger avec nous, elle accepte sans grande conviction et ne parle presque pas au début. Elle s’est prêtée au jeu des bentos, et dessine aussi. Ses dessins sont sombres, avec des nuances de gris, représentant des poupées, des gothiques lolitas, et autres objets de ce genre. Quand le trio des « L » passe près de nous, elle leur lance un regard à glacer le sang qui ne fait qu’accentuer le rouge de ses yeux. Lilou le remarque et se fige sur place. Elle s’avance et s’arrête devant la nouvelle :

«  Tiens encore une nouvelle on dirait.

       Et, il faut te demander l’autorisation pour s’inscrire ici ? répond la concernée d’un ton froid.

       Tiens t’es comme ta copine, effrontée !

       Copine ? disons-nous en même temps en se regardant. Je suis sa guide ce n’est pas encore de l’amitié, réfléchis si tu peux comprendre ce mot, ah ben non, c’est trop compliqué pour toi… je comprends… Je lui dis avec un air moqueur, Yuuki se pinçant la lèvre pour ne pas rire.

      Je te jure que tu vas avoir des problèmes toi !

     Ah oui, tu crois que tu me fais peur avec tes échasses et ton faux sac Chanel ? » Je lui dis en me levant et faisant face  à elle.

 

Elle recule d’un pas et ouvre la bouche pour contester quand Yuuki se lève à son tour, et elle décide de tourner les talons et de partir. Nous nous rasseyons :

« Qui c’est cette pétasse au Q.I d’huître ? Me demande-t-elle en la regardant d’asseoir sur leur banc habituel.

     Pétasse c’est le mot qu’il faut ! Dis-je en rigolant me rappelant que je l’avais évoquée de la même façon à mon arrivée.

     Ben il n’y a pas d’autre mot pour qualifier ça…

     C’est vrai. Approuvent les autres.

      C’est le trio des « L », Lilou celle que tu as pu rencontrer à l’instant, la blonde c’est Lucie et la ténébreuse Laurie, mais elle est plus naturelle.

     Je m’en fou je ne l’aime pas quand même. Celles là je vais me les faire une fois…

      Déjà que Mina leur a cassé la figure, enfin à Laurie…

      No comment… je dis en toussant façon Japon dan Hetalia.

     Je déteste ce genre de filles…

     Comme tout le monde à part ce genre de filles. Dit Yuna en s’allongeant.

     Luna faisait partie du groupe avant.

     Mais depuis qu’elles sont devenues comme ça je suis partie.

     Ben sinon tu ne serais pas normal. Dit Yuuki d’un ton indifférent en sortant son iPod et mettant un écouteur.

     Rassurée ? Je lui dis sur un ton ironique.

     Mouai, je m’en fou un peu en fait. Elle dit sur un ton moqueur et un sourire en coin. »

 

Elle bidouille quelque chose sur son iPod, le pose, puis s’allonge regardant le ciel. La fin de journée s’est plutôt bien passée. Nous rentrons ensemble avec la ténébreuse qui habite entre le lycée et notre quartier. On lui dit au revoir et rentrons chez nous. Une fois seule je parcoure les derniers 100m pour arriver chez moi quand je vois un beau petit couple enlacé qui est composé de ma sœur et de son anglais. Au moins ça s’est arrangé pour eux, tant mieux ! J’essaye de passer sans les déranger et parviens à franchir le portail sans qu’ils me voient. Dans ma chambre je me mets à faire mes devoirs. Dans quelques jours je pars pour la Californie avec le lycée, mais seule Emma et les 3 « L » me seront familières là-bas, et quelques élèves de ma classe que je ne connais que de nom et de vue. Les jumeaux iront en Floride et Yuna et Luna en Arizona.

 

Fin Chapitre 8.

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Published by Aisu Yumi - dans histoire
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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 23:05

Je suis en route vers le lycée, repensant à vendredi soir. M’a-t-il vraiment embrassé ? Je n’en suis pas sûre. Depuis quelques temps je rêve de lui, ce qui me fait hésiter. Je passe la grille et aperçoit Emma. Elle est là, assise sur un banc, portable à la main. Je sens le mien vibrer, c’est elle. Je lui réponds et lui dis que je ne suis pas loin et que j’arrive et me dirige vers elle. Nous nous faisons la bise (oui nous sommes françaises, c’est une habitude) et je m’assois à côté d’elle :

«  Alors vendredi soir ? (Comme elle est devenue ma meilleure amie, je lui dis tout)

     Tu ne vas pas me croire. Me dit Emma comme si elle même n’y croyait pas.

   Dis moi, je ne serai pas blessante.

   Marco, m’a embrassée, mais je ne sais pas si c’était une preuve, ou un baiser dans le vent.

   Il t’a embrassé ? Mais en te prenant, en souriant, comment ?

   J’ai senti ses mains sur mes bras.

   C’est peut-être une preuve.

   Je ne sais pas, je lui ai envoyé des SMS mais il ne m’a pas répondu.

   Je ne peux pas t’aider là sur le coup. Il n’a peut-être plus de crédit.

   Yuna lui a parlé.

   Ah, ben la timidité ?

   Il n’est pas timide du tout tu le sais très bien.

   Il est gêné ?

   Pourquoi ? Il n’était pas obligé de m’embrasser.

   Ben je ne sais pas, les mecs sont compliqués. (Mon frère Léo qui me prend pour sa psy est lui-même compliqué)

   Ca tu peux le dire. Yuna est malade, elle ne viendra pas aujourd’hui, et Luna est externe aujourd’hui.

   On mange tous les quatre alors ?

   Ouaip. »

 

La sonnerie retentit. Elle se lève, je l’imite et nous allons en sport : nous faisons danse moderne. Les filles et les garçons sont mélangés contrairement à ce que j’aurais pensé, mais je suis assez contente. Les garçons vont enfin voir que la danse ce n’est pas une activité de filles. Une fois changées, nous allons dans la salle de danse, qui est une pièce assez grande avec des enceintes un peu partout, une radio et un grand meuble remplit de CD. Le sol est un peu mou, ce qui est bien lorsque l’on tombe. Je m’assois près d’elle et m’échauffe les chevilles. Nous n’avons pas reparlé des jumeaux depuis la sonnerie. Tiens, quand on parle du loup … Ils arrivent peu après nous, ce qui fait que nous sommes tous les quatre dans cette pièce lumineuse et silencieuse. Ils s’asseyent près de nous et ont l’air contents de nous voir apparemment, puisqu’ils nous sourient et nous parlent avec enthousiasme. Niku-sensei arrive et nous salue. Nous faisons de même. Elle se dirige vers le meuble et regarde rapidement les CD. Elle en prend un et se dirige vers le bureau à côté de la grande radio. Je n’ai pas le temps de voir la couverture. Ce professeur est très jeune, 25-27 ans, petite, fine, japonaise, elle se tient très droite, je me demande si elle ne pratique pas la danse japonaise. Les autres élèves arrivent peu après dans un brouhaha pas possible. Mais cette jeune femme qui peut être super sympa, crie si fort, que je pense que tout le lycée l’a entendue. Plus un bruit. Elle retrouve son sourire, nous dit bonjour et nous demande de nous lever pour l’échauffement. Elle appuie sur Play et les premières notes de « My friend » des Red Hot Chili Peppers démarrent. A la fin de l’échauffement, place à la chorée que nous avons commencé la semaine dernière sur Inna « Sun is up ». Comme il fait très chaud dans la salle, nous demandons rapidement une pause. Bouteille d’eau en main et serviette autour du cou, je me laisse tomber le long du mur, à côté des filles. Je suis fatiguée et ai des courbatures partout ; hier j’ai eu mon cours de Kendo et je me suis pris un grand coup de sabre dans le dos. De plus, comme j’ai du courir, je ne sens plus mes jambes. Apparemment, les garçons vont biens, et ne se souviennent pas de ce qu’il s’est passé vendredi soir après le festival. Je jette un œil dans leur direction, Antonio me regarde. Je détourne rapidement le regard vers la fenêtre.

 

A la fin de la pause, nous reprenons le cours. Debout, deux par deux, filles garçons, (oui je suis avec Antonio, problème ? OUI !!). Emma est avec Marco. Nous commençons la chorée qui est un tango. Les premières notes démarrent, nous les filles avons enfilé un jupon de tango. Antonio pose ses mains sur mes hanches, elles sont chaudes. Premiers pas, puis cambré. Il me plaque contre lui, à tel point que je sens les battements de son cœur. Ma tête sur ses épaules, je sens sa respiration dans mon cou, ce qui me fait légèrement frémir. Je regarde Emma dans les bras de Marco ; elle a l’air aussi mal à l’aise que moi.

 

A la fin de la musique, je le repousse légèrement et m’éloigne de lui en pressant le pas afin de pouvoir enfin respirer. Son parfum … Il sent si bon … Je le regarde, il me regarde je détourne le regard et vais rejoindre les filles. Emma a l’air déstabilisée, Marco ayant rejoint son frère, je la prends à part pour lui parler :

      Alors ?

   C’était bizarre.

   Comment ça ? Je lui demande.

   C’était gênant mais …

   Agréable ? Je complète.

   Exact. »

 

Je lui souris, puis nous rejoignons Luna. Une fois assise, je sens une tête tombée sur mon épaule. Paniquée, je regarde la personne ; il s’agit de Luna. (Bon, Mina, calme, tu fais comme d’habitude). Je l’allonge, puis essaye de la réveiller (à coup de claques). Une fois qu’elle ouvre les yeux, je lui donne un morceau de sucre, et l’assois contre le mur, une couverture que les épaules. Elle reprend peu à peu des couleurs, mais je demande l’autorisation de l’emmener à l’infirmerie, afin qu’elle dorme un peu.

 

Vers 12 :00, nous allons rendre visite à notre amie. Elle est assise dans le lit, en train d’écouter de la musique :

« - Comment tu te sens ?

             Mieux, merci.

         Tu nous as fait peur quand même.

         Désolé…

         Aller, rentre chez toi, nous, on va manger. »

 

Nous allons à notre endroit habituel, mais cette fois, je ne mange pas, j’ai mal au ventre. Assise entre Antonio et Emma, je ne suis pas à l’aise. Ma voisine de gauche est à côté de Marco et a également l’air gênée.  Les jumeaux ne parlent pas, dessinant. Luna va mieux, et envoie un SMS. Un silence lourd s’installe.

 

Je regarde les environs et… (Et merde, il ne manquait plus qu’elles …) le trio arrive vers nous. Installées sur leur banc habituel, elles parlent, se maquillent, envoient des SMS … Elle font vraiment pitié. Il fait assez chaud (je dirai 17°C). Je suis contre un mur, regardant la coure remplie de lycéens. Laurie, à la droite de Lilou, me regarde. Lucie parle à la brune. Je sais un peu lire sur les lèvres, mais pas besoins, à leurs têtes et au regard de la ténébreuse, elles parlent de moi. Laurie se lève, et se dirige vers nous, sous le regard surpris des deux autres qui ont arrêté de parler. Elle arrive en face de moi, cachant le soleil que j’avais dans le visage, et avec un petit sourire timide :

« - Mina, je peux te parler s’il te plait ?

            Euh, oui, si tu veux. Je réponds, limite stressée.

       Merci. »

 

Je me lève et la suis, passant devant ses deux amies qui me dévisagent. Elle m’emmène près de la grille de la coure :

« - De quoi voulais-tu me parler ? Je lui demande.

             De toi.

       De moi ?

       Oui. Tu sais, Lilou est très jalouse de toi.

     Jalouse, pourquoi ? (je remarque qu’elle n’a ni talons, ni chewing-gum, et un maquillage à peine visible, mais la joue encore légèrement rose.)

   Elle est amoureuse d’Antonio, mais il est beaucoup plus proche de toi.

   Amoureuse ? Proche, proche, on est bons amis rien de plus.

   Oui, depuis son arrivée. Peut-être que vous êtes amis, mais eux ils ne sont rien.

    C’est vrai qu’ils ne se parlent pas beaucoup. (Je regarde ses ballerines noires avec des roses dessinées dessus, très jolies)

   Pour ne pas dire pas du tout.

   Voilà. Je dis avec un petit sourire.

   Mais méfis toi d’elle. Que tu sois championne de boxe ou d’arts martiaux, elle s’en fou. Elle est forte pour les rumeurs. Une fille a tenté de se suicider par sa faute.

   Tu plaisantes là !

   J’ai l’air ?

   Mais c’est une garce !

   Je sais. Alors, un conseil, sors de la vie d’Antonio, ou tu vas avoir des problèmes, ce que je ne veux pas.

   Tu ne veux pas …

   Je veux être ton amie.

   Mon amie ? Mais …

   Oui, je sais, tu m’as donné une baffe. Dit-elle en souriant et se touchant la joue.

   Oui.

   Mais je t’aime bien, je t’admire même, et je veux que nous soyons amies.

   Moi aussi. Je réponds avec un grand sourire. Au fait, j’adore tes ballerines, je voulais te le dire.

   Ah, merci. Moi j’aime tout ce que tu portes, c’est simple. »

 

Nous rions un coup, puis retournons vers nos amis. J’ai l’impression que Laurie ne veut pas retourner avec Lilou, je lui propose de se joindre à nous, mais, en souriant, elle dit que c’est très gentil, mais qu’elle préfère rester avec les « L ». Elle me chuchote avant de partir : « Sors de la vie d’Antonio, ou elle va vraiment te faire du mal. » Elle tourne les talons. Je me rassois et ai le droit à un interrogatoire de police. Qu’est-ce qu’elle voulait, pourquoi à part, où on est allées … J’ai du répondre, donnant toujours plus de détails. Je pense à ce qu’elle m’a dit : « sors de la vie d’Antonio, ou elle va vraiment te faire du mal. » Et si c’était vrai ? Antonio, en face de moi, me regarde attentivement. Je détourne le regard (si ce n’est pas fuir). Le soir, habituellement, j’attends les jumeaux avec Emma, mais cette fois, nous partons directement. Les jumeaux sont 100m derrière nous.

«  - Mina, il faut que je te parle. Me dit Antonio, très sérieux.  

              Euh, ok. Je réponds, ayant peur.

         Qu’est-ce qu’il se passe ? Me demande-t-il une fois à l’écart, hors de leur vue.

         Rien.

         Mina…

        Quoi ?

        C’est Lilou.

         …

        Bingo. Elle a vraiment décidé de me pourrir la vie celle-là.

       Pourquoi tu ne sors pas avec ?

       Je n’aime pas les filles artificielles. Si elle te cause des problèmes, elle aura à faire à moi.

      Tu tapes les filles ? 

      Jamais. Mais qui a parlé de violence ?

      Désolé, question stupide.

      Mais non.

      …

     Mina …

     Hm ?

    C’est pour ça que tu m’évites ?

    Je ne veux pas qu’elle te cause des problèmes, surtout si c’est de ma faute.

    Mina …

    Oui ?

    Tu ne veux plus que l’on se parle ? Quand il m’a posé cette question, il a eu une tête de petit chiot trop mignon, j’ai envie de le prendre dans mes bras.

    Si, mais …

   Si elle s’en prend à toi, à cause de moi, je ne me le pardonnerai jamais.

   Que veux-tu que l’on fasse à part ne plus s’approcher à moins de 2km ?

    Je ne sais pas.

    Dans ce cas, c’est la seule chose à faire. En disant ça, les larmes montent et commencent à couler sur mes joues.

    Non, Mina ! Dit il en essuyant délicatement les larmes du revers de sa main.

    Désolé. Je recule d’un pas et lui tourne le dos.

    Mina … Ecoute …

    Quoi ? Je demande en le regardant d’un œil.

     Je … Il s’approche lentement.

     Tu ?

... Il me prend la main. Sa main est chaude.

    … (Je n’ose même plus parler.)

    Je ne veux pas que tu pleures.

    Je ne pleure pas. » J’enlève ma main, lui fais la bise et tourne les talons.

 

Je fais un au revoir général, pars en courant, sans me retourner. Une fois chez moi, seule, je me mets à pleurer dans mon jardin, sous mon cerisier. Antonio, je t’aime, je n’ai jamais aimé un garçon comme ça, tu es si doux, si beau, j’ai envie de te prendre dans mes bras et de ne plus te lâcher. Une fois calmée, je rentre, fais mes devoirs, puis dessine, écoutant de la musique, pour me changer les idées.

 

« - Mina ?

          Sofie ?

       Ah, tu es rentrée. Je peux ? Demande-t-elle à ma porte.

       Bien sûre.

       Merci. »

 

Elle s’assois sur mon lit (que je viens de faire, mais bon, je passe pour elle, nous sommes très proches), à son visage, je vois qu’elle est perdue.

 

« - Séance ?

             Oui.

       Très bien. (Je prends mon carnet). Je t’écoute. (Je dis en me tournant face à elle.)

    C’est officiel, je l’aime.

     Ah ! On progresse ! Alors, Joshua, du nouveau ?

     Il m’a parlé.

     Super ! De quoi ?

     Il m’a posé des questions sur moi.

     Ah, il veut te connaître. Bon point.

     Oui.

     Quand ?

     Quand on est rentrés ensemble.

     A l’instant ?

     Oui.

    Super !

    Tu crois ?

    J’en suis sûre.

    Je te fais confiance là dessus, merci.

    Pas de quoi sœurette.

    Mais, beaucoup de filles lui tournent autour, surtout cette pétasse de Lana.

   Lana, encore celle-là ?

   Oui, toujours la même.

   (Je vous explique, Lana est la pire ennemie de Sofie, elles sont ensembles depuis la maternelle, et sans le vouloir, se retrouvent toujours dans la même classe, mais Lana triche je le sais, elle n’a pas le niveau de ma sœur … ) Je ne savais pas qu’elle était là.

   C’est horrible, elle le guette de loin, H24 !!

    Mais tu t’en fou, regarde ! (Je me lève, la prends par les épaules et la tourne vers mon miroir) Cette ravissante jeune femme, elle vaut 1000 Lana, et même plus. (Je lui dis en souriant)

   C’est gentille ma Mina, heureusement que je t’ai pour me remonter le moral.

    Attends, qui c’est qui m’a appris à me maquiller, qui me donne des idées de tenue, de maquillage ou de coiffure, qui fait du shopping avec moi, qui me console et j’en passe encore.

   Mais tu fais la même chose avec moi.

   Normal.

   Tiens, tes 15€.

   Garde 5€, cadeau.

   En quel honneur ?

   Fidélité ma chérie !

   Ah ok ! Rit-elle.

   Oui ! (Je ris aussi)

   Au fait, ça  avance avec le brun ?

   Non, ça va s’arrêter je pense.

   Pourquoi, il est gai ?

    Mais non (Je ris), c’est juste qu’il y a une pétasse qui est dingue de lui, et une de des filles m’a dit qu’elle nous causerait des problèmes à tous les deux, ce que je ne veux pas.

   C’est qui cette pétasse ?

   Elle s’appelle Lilou.

   Lilou ?? Elle est brune, yeux verts, peau matte, talons aiguilles, sac chanel ?

   (Vache !!) Euh, oui.

   C’est la sœur de Lana !

   J’aurais du m’en douter tiens.

   Attends, tu parles de quel genre de problèmes ?

   Des rumeurs, il paraît qu’une élève a tenté de se suicider par sa faute.

   C’est vrai, c’est la voisine de Yumi la victime.

   Haruhi ?

   Oui, elle.

   Alors là, si je m’en doutais …

   Ne t’inquiète pas, j’étais aussi étonnée que toi.

    …

   Tu l’aimes.

   Oui.

   Sors avec lui, pour qu’elle la ferme.

   T’as raison, je vais le voir, je l’embrasse, et nous vivrons ainsi heureux pour toujours.

   Voilà.

   Tu te fous de moi là !

   Ben quoi ?

   HELLO ! Nous sommes toutes les deux supers timides, et les mecs que nous aimons aussi !

   Merde, j’avais oublié ce détail…

   … »

 

Elle se lève, et me prend dans ses bras. Ca faisait longtemps, et je dois avouer que ça m’avait manqué. Elle me fait un bisou sur la joue, retire une mèche de mon visage en souriant et sort de ma chambre. Sur mon lit, il y a un paquet bleu, de Sofie. Je le prends, dessus est accroché une carte : Ne  lâche rien ma sœur chérie, je serai toujours là pour toi, Je t’aime.

 

 

J’ai toujours envié l’écriture de ma sœur. J’ouvre le paquet, et sors un magnifique collier, en cordon, avec un cœur bleu en perle principal et avec gravé en argenté Mina. Des perles, représentant des notes de musique, un iPod, pinceau, crayons, carnet, palette de peinture, des mangas, personnages de manga, le Japon, la France, L’Italie et un cerisier ornent le cordon bleu et noir ; Je l’adore ! Je le mets, puis range la carte, et jette le paquet. C’est Sofie qui l’a confectionné, c’est sûre. Je sors, et traverse le couloir, arrivant devant une porte (japonaise bien sûre) fermée. Elle est dans sa chambre. Je toque, elle dit « Entrez », fais coulisser le panneau, rentre, et saute au cou de ma sœur. Après l’avoir remerciée, je lui tends un dessin, celui qui la représente, la copie du dessin que j’ai fait d’elle dans l’avion. Elle me remercie, me complimente, puis je sors dans le jardin. En ouvrant le portail, j’aperçois un garçon, et le reconnais : C’est Joshua. Il me sourit et me dit bonjour (à l’anglaise, la classe) :

« - Hello, Mina ?

           Euh, oui.

        Est-ce que ta sœur est là ? (petit accent anglais, trop classe)

       Oui.

       Je peux la voir ?

       Attends deux minutes je vais la chercher, tu veux rentrer ?

       Je ne veux pas déranger.

      Aller, viens ! (Je dis en le prenant par le bras {très musclé d’ailleurs} et l’entrainant à l’intérieur) Assieds toi je vais la chercher.

     Merci. »

 

Je cours dans le couloir (manquant de tomber, en chaussettes ça glisse) et entre en coup de vent dans la chambre de ma sœur :

« - D’habitude tu frappes…

             ALERTE BJ ! (Beau Joshua)

        Quoi ? T’es sérieuse ?? »

 

Pour réponse, je la prends par la main et me remets à courir une moitié de couloir. Je m’arrête d’un coup, lui lâche la main, nous reprenons notre souffle, je la recoiffe, et je la pousse vers le salon. Joshua est là, T-shirt, penta court en jean, converses. Debout, il regarde une photo de Sofie et moi. Il sourit à ma sœur (très beau sourire) et lui demande à parler dans le jardin. Elle le suit, me fait un signe que je comprends tout de suite. (Nous avons développé un langage toutes les deux pour les mecs). De ma chambre, je peux les surveiller, sans que Josh s’en aperçoive. Ils parlent, face à face, sourient, rient un peu. Puis, Josh lui fait la bise et s’en va. Sofie, se tourne vers moi et court. Elle entre dans ma chambre.

« - Alors ? Je lui demande.

             Il m’invite à un concert !

        Ah oui, lequel ?

        Celui de The Gazette ce week-end !!!!

        Non !!!!

        Si !!!!

        Je peux venir ?

        A une condition.

        Laquelle ?

       Tu demandes à Antonio de t’accompagner.

       Mais…

       PAS DE MAIS ! OU TU LUI DEMANDES, OU TU NE VIENS PAS !

       Ok, ok, je vais lui demander.

       Maintenant !

       Pfft…

       Mina !!!

       Ok…

       Merci. »

 

Je sors, traverse la rue, puis arrive rapidement devant chez lui. Le stress monte. Ses parents ne sont pas là apparemment. Je sonne, il m’ouvre. En me voyant, il ouvre grand les yeux, mais néanmoins, sourit.

« - Il faut que je te parle. Je lui dis en tremblant un peu.

         Bien sûre, entre.

         Je préfère dehors si ça ne te dérange pas.

        Pas de problèmes suis moi.

        Ok.

       Qu’y a-t-il ? (Me demande-t-il, une fois dans le jardin, très joli, avec un oranger.)

      J’ai réfléchis à ce qu’on s’est dit  tout à l’heure. (Nous nous asseyons sur la balancelle)

     Et qu’as-tu décidé ?

    Peu importe ce que va me faire Lilou, je n’ai pas envie de te perdre.

     C’est vrai ? Tu tiens tant à moi ?

    Ben, bien sûre (Je le regarde en souriant)

    Ca me touche beaucoup, surtout venant de toi.

    Ah bon ?

     Oui (il me prend la main.)

     Je suis contente. (je serre sa main)

    Moi aussi.

    Tu connais le groupe The Gazette ?

    Bien sûre, j’aime bien.

   Moi aussi, ils donnent un concert ce week-end, ça te dit ?

   Tu me demandes de t’accompagner ?

   Ben oui.

   Avec grand plaisir.

   C’est vrai ?

   Mais oui !

   Super ! Bon, il faut que je te laisse, je dois rentrer, on se voit demain ?

   Si tu veux, on se parle au lycée ?

   Moi j’ai envie, tu fais ce que tu veux. (Je lui lâche la main, me lève et me tourne face à lui)

   Je le veux aussi.

   Ok, salut alors ! (je lui fais la bise et m’éloigne)

   Attends ! (Il se lève et me prend le bras)

   Quoi ?

   Je…

   Oui ?

    … (il ne bouge pas, le rose aux joues)

   Tu ?

   Non rien… (il me lâche le bras, déçu)

   Ok. » (Je tourne les talons et traverse la rue.)

Une fois à la maison, je n’échappe pas à ma sœur qui me saute dessus en me demandant s’il vient ou pas. Je lui réponds qu’il sera là, puis retourne dans ma chambre. Qu’est-ce qu’il voulait me dire ? Je me le demande. J’allume la radio et mets Jpop.ru, le NRJ japonais ; ils passent KAT-TUN, « Make or Break ». Je me laisse tomber sur mon lit et regarde le plafond. La chanson terminée, je sors me promener, mon iPod sur les oreilles. Un peu plus loin, se trouve un parc, où je vais assez souvent. Je m’assois sur l’herbe, toujours écoutant de la musique et sors mon carnet. Je dessine Joshua, que je fais en deux fois, un pour moi et un pour Sofie. Je le réussis assez bien, et, je fais une petite dédicace au dos de celui destiné à ma sœur : Pour ma sœur Sofie chérie, je t’aime <3, avant de le signer et de le ranger. Je regarde mon portable : 19 :00, il faut que je rentre. 

 

Une fois à la maison, je glisse le dessin sous la porte de Sofie et me dirige vers la cuisine pour faire à manger ; ce soir, soirée verrines, de l’entrée au dessert. Une fois le tout terminé, je les mets au frais. Léo arrive, me fait un bisou (rare !) et mets la table sans que je lui demande…BIZARRE !!

« - Léo, qu’est-ce qu’il t’arrive ?

            J’ai décidé de devenir gentil avec toi.

        En quel honneur ?

        Gênant.

        Ben, dis.

        Je…

        Tu ? (Ca me rappelle quelqu’un ça)

        J’ai vu que tu étais une fille géniale et que…

       Que ?

       Bon…

       ?

       Je t’aime…

       !!!

       Oui, je sais, venant de moi c’est rare.

       Très ! (Un "je t'aime de Léo… Il y a que maman qui y a le droit normalement!)

    Ben, qu’est-ce que tu veux, ce n’est pas de ma faute si je te trouve géniale.

    Ca me fait plaisir ce que tu me dis merci, moi aussi je t’aime frérot (je lui fais un bisou)

    Mina ?

    Oui ?

    Je peux te demander un conseil ?

   Bien sûre ! (alors là ! C’est vraiment bizarre ! Ce serait la première fois!)

    Je suis amoureux d’une fille mais…

   …Tu es trop timide, comme Sofie et moi.

   Exact.

   Bon, je la connais ?

   Non.

   Japonaise ?

   Oui.

   Physique ?

   Peau claire, châtain, yeux bruns, ma taille, assez fine.

   Ok. Hobbies ?

   Danse japonaise, foot, équitation.

   Prénom ?

   Nomi.

   OK, elle habite loin ?

   Oui.

   OK.

   15€ ?

   10.

   En quel honneur ?

   Ben… Première séance…

   Ok, tiens, 10€, et 2€ de pourboire.

   Wa, merci !

   Pas de quoi.

   MINA !

   Oui maman, dans la cuisine !

   J’ai besoin de tes mains !

   Où as-tu mal ?

   Aux cervicales.

   Sofie, rapplique !!

   Maman ?

   Yes !

   J’arrive !

   Assieds toi maman.

   Merci les filles, je n’en peux plus.

   Aller, un peu d’huiles essentielles et on mange. »

 

Après l’avoir massée, et mangé, je retourne dans ma chambre, mais là, par la fenêtre, se trouve un des garçons qui nous ont agressées, les « L » et moi, avant qu’Antonio me défende. Il demande à rentrer, mais je ferme les rideaux, de peur. Je sors par la porte, et vais le voir. Il est seul cette fois et beaucoup moins impressionnant. Je passe le grand portail, il me suit. Je me mets face à lui, il fait sombre et je ne le vois pas beaucoup. Il dit qu’il veut me demander pardon pour ce qu’il a fait et me dit d’autres choses, que je n’écoute pas, intriguée par une ombre masculine un peu plus loin. En sentant son bras sur le mien, j’ai le reflexe de lui faire une prise de judo. A terre, il siffle, et une bande entière se jette sur moi, dont cette fameuse ombre, qui était là, attendant le signal. A terre, ils me caressent les cheveux, les bras, et même une lame de couteau me couper le bras, ils sont une dizaine. Je tente d’hurler, mais celui qui m’a parlé peu avant, plaque sa main sur mes lèvres. Des larmes coulent sur mes joues, quand j’entends quelqu’un courir. Je ne voie qu’une ombre masculine, qui éjecte mes agresseurs un par un, celui qui a plaqué sa main sur ma bouche en dernier. Je ferme les yeux à ce moment, toujours en pleurant. Je sens une de ses mains sous ma nuque, m’aidant à me redresser, l’autre sur mon bras droit. Il me mets contre un petit muret et mets son gilet sur mes épaules. Puis, il essuie mes larmes. J’ouvre les yeux, et je le vois, la lèvre en sang, le visage inquiet, ses mains sur mes épaules.

« - Antonio ?

           Mina, tu vas bien ?

      Je te le dirai quand j’aurai repris mes esprits.

      J’ai eu une de ces peurs !

     Comment as-tu su que je me trouvais dehors ?

    Je devais aller voir une voisine âgée en fauteuil roulant pour voir comment elle allait (il me montre la maison en face de la mienne) et quand j’ai vu ces mecs, j’ai eu peur que ce soit toi, alors j’ai foncé.

    Merci (j’essuie le sang coulant de sa lèvre avec un mouchoir)

    C’est normal, mais si je revois ces mecs roder autour de toi, je leur casse la gueule !

    Je pense qu’ils ont compris cette fois, vue leur état. (Je souris)

    Tu n’es pas blessée au moins ?  

    Euh… (Je me cache le bras)

    Ton bras ! Montre (Il me prend le bras et regarde)

    Juste une coupure, rien de grave. (J’essuie le sang coulant de la coupure avec un mouchoir)

    Mina…

    Quoi ? »

 

 Il ne dit rien et caresse la blessure, l’air désolé. Ca me fait du bien. Je continue de lui soigner la lèvre et je remarque qu’il est en brettelles, alors qu’il doit faire 5°C. Il grelotte un peu, ce qui me donne envie de me blottir contre lui. Ma famille est de sortie ce soir, alors j’en profite pour me lever et lui propose de rentrer. Il se lève, hésite, mais j’insiste et il finit par accepter. Peu après je le raccompagne au portail :

« - Bon ben, merci (il me dit gêné)

        Attends, c’est moi qui te remercie, je te rappelle que tu m’as défendue.

     C’est normal. Au fait, demain, on se parle normalement ?

     Bien sûre.

    Cool, ça me fait plaisir. Bon, à demain alors !

     A demain. »

 

Il remet son gilet, se rapproche de moi et me fait un bisou sur la joue avant de s’éloigner dans la nuit. Un peu chamboulée par ce qu’il vient de faire, je reste 5 secondes immobile avant de sourire, de fermer le portail et de rentrer. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais ça risque de ne pas s’arranger tout de suite…

 

Fin chapitre 07. 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 17:32

Il est 17 :00, je sors de la douche. Je suis devant mon armoire dans mon peignoir bleu, les cheveux encore mouillés, ne sachant quoi me mettre. Vais-je oser mettre une robe ? D’habitude je n’aime pas quand je sors avec les garçons, mais bon. Je sors ma robe préférée, comme il fait chaud. Elle arrive aux genoux, en bustier, bleu nuit, assez simple, mais en haut du bustier son brodées des roses de la même couleur que la robe. Je me sèche les cheveux, comme ils sont lisses de nature, je les brosse seulement et mets une barrette en rose assortie à la robe. Je prends un gilet noir simple et un petit sac bleu marine dans lequel je mets mon portable que j’ai chargé le temps que je me prépare, mes clefs, mon porte monnaie, des mouchoirs et mon foulard en couleurs dégradées qui vont du noir au bleu océan. Je me maquille légèrement : poudre qui se voit à peine, un peu de mascara et un peu de far à paupière gris clair. Je me parfume (amor amor  forbiden kiss) un collier avec une rose noire et ma montre noire. Je regarde l’heure : 18 :00, je ne suis pas en retard, tout va bien. Je mets mes ballerines, dis au revoir à Sofie et Léo (mes parents sont de sortie). Je dois être rentrée pour 23 :00. Je me dirige vers notre point de rendez-vous, Yuna est déjà là :

«  Waouh, tu es magnifique Mina !

  

      Arigato ! Toi aussi tu es superbe !

      Merci. »

 

En effet, elle est superbe dans sa robe rouge sang, même longueur que moi, à brettelles, avec une ceinture noire fine. Elle a des ballerines noires vernies et un petit sac rouge. Elle porte également un gilet noir et ses cheveux sont bouclés, lâchés avec juste deux mèches relevées et tressées. Nous parlons un peu, quand Emma arrive.

 

Elle aussi est très jolie dans sa robe bleue aussi mais plus claire que la mienne, elle est presque turquoise, le haut du bustier est couleur chocolat et elle a une ceinture également chocolat. Ballerines brunes et petit sac brun, gilet noir, cheveux lâchés et lissés.

 

Je suis contente de ne pas être la seule en robe, je serais trop gênée sinon. Il manque Luna et les deux garçons.

 

Luna arrive peu après, en robe vert émeraude, à brettelles, même longueur que nous, gilet noir (décidément nous avons eu la même idée) cheveux tressés (d’ailleurs la tresse n’est pas très serrée et sur son épaule gauche et elle y a mis un ruban vert assez fin ; j’aime beaucoup), ballerines noires (les chaussures aussi apparemment) et un petit sac vert (bon le sac, je comprends, nous sommes des filles quand même). Il ne manque plus que les garçons.

 

Ils arrivent deux minutes après, encore plus beaux que d’habitude. Antonio a mis une chemise blanche, et Marco la même mais noire. Ils portent des jeans slim et des converses. Quand ils se rapprochent de nous, je remarque que leurs chemises ne sont pas fermées jusqu’en haut et laissent apparaître des chaines en argent avec un médaillon représentant la Sardaigne avec leurs initiales : A.C et M.C. Ils sentent bon le « Armani sport code », mon parfum préféré pour un homme :

« Vous êtes magnifiques les filles ! On fait tâche là !

     Vous ne faites pas tâche du tout ! Vous êtes supers classes !

     Gracie ! »

 

Nous partons vers la grande place. Là-bas tout est éclairé et des stands sont montés les uns à côtés des autres, plus ou moins grands et avec des décors différents. Une danseuse japonaise arrange sa coiffure. Elle est en yukata violet avec des motifs noirs et blancs. Je m’arrête un instant. J’en pratique de puis longtemps avec ma sœur, (oui j’ai toujours aimé le Japon que voulez-vous) et je regarde la jeune femme qui doit avoir l’âge de Sofie. J’ai l’impression de l’avoir déjà croisée. Une musique douce démarre, elle entre en scène et commence sa chorégraphie. Elle est très précise et très gracieuse ; JE SAIS OÙ JE L’AI VUE ! C’EST YUMI ! Elle est dans mon groupe de danse et étant d’origine japonaise, elle est partie au Japon en stage de danse. Apparemment ça lui réussit. Elle fait une pause et me fait signe de monter sur scène en me prenant la main. Elle m’entraine dans le « coulisse » m’aide à enfiler le yukata et me passe un maiougi, l’éventail des danseurs. Mon yukata est bleu avec des motifs noirs et blancs et mon maiougi est bleu et noir. Elle me coiffe, me mets une pince représentant une fleur de cerisier et me chuchote « on fait notre chorée ! » je lui réponds « d’accord » et la suis sur scène. La musique commence, je suis dos à elle et au public. Je tends mes bras de côté et me tourne face à la foule, à sa gauche et commence les mouvements. J’aperçois en passant mes amis qui me regardent avec des yeux ronds. Je me pince la lèvre pour ne pas rire. Ca tombe bien, je dois mettre mon éventail devant mon visage pour le final. Nous nous agenouillons face à face, nous regardons, nos maiougis entre le public et nos visages, et nous nous tenons la main. Tout le monde applaudit, je lui souris, elle me le rend. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vue depuis son départ il y a 3 mois. Yumi a les cheveux blonds cendrés et les yeux noisettes, très jolie. Tous les garçons lui courraient après en France et vu le public qui est 90% masculin, ça ne m’étonnerait pas qu’ici aussi. Nous nous rhabillons, parlant un peu et je rejoins les autres qui m’attendent tout près. J’ai le droit à des applaudissements et des compliments, les remercie puis nous continuons à regarder les autres scènes. Il y a des groupes plus ou moins connus, des danseurs, des stands pour fabriquer nos propres instruments, de la nourriture de tous pays et une super ambiance. Nous faisons le tour, puis arrivons au centre, où il y a une grande piste de danse. La musique n’a pas encore démarré, mais quelques personnes se trouvent sur le bord de la piste attendant le début. Je vois sur un grand tableau « Bal a 22h00 » et en dessous « Concert de girugamesh  a 20h00».

 

Un groupe que j’adore ! Je regarde ma montre : 19:50. Je regarde Emma, elle me regarde, (façon Bref xD) nous nous comprenons et nous mettons à courir. Les autres nous suivent en nous demandons ce qui nous prend, on répond qu’ils doivent nous suivre et se taire et continuons notre course (nos robes ont des volants en tulle, et avec les ballerines en plus, c’est compliqué mais tant pis, ILS SONT LÀ !!

 

Nous arrivons devant une scène gigantesque, et la fausse est déjà bien remplie. Un bon point avec les arts martiaux, on a de la force. Je pousse tout le monde, tenant la main d’Emma. Les autres tentent de suivre. Nous arrivons tout devant (avec quelques bleus aux bras en ce qui me concerne) et excitées avec Emma. Le groupe entre en scène et tout le monde crie de joie. L’opening de leur dernier album « GO » démarre avec son clavier et sa batterie, puis suit la voix magnifique de Satoshi, mon membre préféré du groupe (et le plus beau par la même occasion, parce qu’entre les oreilles de souris, le visage de fille et la coupe à revoir, les trois autres ont du boulot encore). La fin de l’opening amène à « Destiny », « shining », puis des morceaux plus anciens comme « crying rain » ou « kowarete iku sekai », « zéro » et l’incontournable « break down ». A la fin du concert, après avoir passé un super moment, nous retournons vers le bal, quand Emma me prend par la main et m’emmène à une petite porte cachée, derrière la scène. La rue est déserte, mais je comprends ce qu’elle veut : des autographes. Quand le groupe sort, une foule arrive en courant, mais je ne les laisserai pas faire, s’il le faut, une petite prise me défoulera. Le chanteur me sourit (magnifique sourire qui me fait fondre), accepte une photo avec moi, puis avec le groupe, et avec Emma et le groupe (une de chaque, super !) et me signe un autographe avec une belle dédicace « Pour Mina » (en Japonais bien sûre et un petit cœur en bonus, encore super !). Les autres fans arrivent en trombe, je prends Emma, pousse tout le monde et rejoins les autres. Une fois loin du groupe, nous sautons de joie (un peu comme des tarées) et poursuivons notre chemin vers le bal.

 

Juste à temps, la musique démarre : « Sorry for party rocking » de LMFAO. La piste se remplit peu à peu et tous les six y allons (les autographes dans nos sacs) et commençons à danser, à rire et à s’amuser.

 

Après quelques chansons électro, un slow adoucit l’ambiance. Nous nous mettons sur le bord, buvant un peu et je m’assois sur un banc, les filles m’imitent. Je vois Marco s’approcher et Emma rougir. Je comprends tout de suite. Il lui propose de danser, elle accepte, puis ils s’éloignent se laissant entrainer par la mélodie de « Virgin road » par Ayumi Hamasaki. Je souris en les regardant, puis regarde les deux autres, rêveuses (ou fatiguées). Antonio s’approche de moi, me sourit (oui, je rougis, ça pose un problème ?) et me tend la main. Presque automatiquement, je lui prends la main et le suis sur la piste. Ses mains sont chaudes sur mes hanches, il me regarde en me souriant (décidément je suis accro à ce sourire). Cette chanson dure 05 :55, et au bout de deux minutes il m’attire un peu plus vers lui. Je pose ma tête sur son épaule et jette un œil à l’autre couple qui est enlacé comme nous.

 

J’aperçois Yuna dans les bras d’un garçon que je ne connais pas mais Luna est introuvable. Tant pis, je veux profiter de cet instant au maximum.

 

A la fin de la chanson nous nous rejoignons sur le bord. Nous parlons un peu, buvons un peu et retournons sur la piste et dansons encore et encore et trouvons enfin Luna et Yuna.

 

Quand il est l’heure de rentrer, nous quittons la place et nous éloignons entendant la musique en fond. Je sors mon foulard car il fait un peu plus froid. Marco tient la main d’Emma, Yuna et Luna sont déjà rentrées (elles habitent dans la même rue un peu plus loin). Je sens une main me prendre la mienne délicatement, baisse les yeux. (YES ! Je n’attendais que ça !) Je serre cette main à mon tour et regarde droit devant moi (avec un petit sourire de victoire). Marco ramène Emma chez elle, tandis qu’Antonio me raccompagne. Nous sommes tous les deux dans cette rue déserte et calme, le bruit de nos pas résonnant. Une fois devant la grande porte qui ouvre sur mon jardin, nous parlons un peu (très timidement) :

« Super soirée tu ne trouves pas Mina ?

     Oui, super soirée en effet, on s’est bien amusés.

     Et j’ai découvert que tu avais un autre talent.

     Ah bon, lequel ?

     La danse.

     Je me débrouille.

      Tu es très douée, dans les deux danses.

     Les deux ?

     La japonaise, et le slow.

     Ah, ben dans ce cas toi aussi t’es doué dans une danse.

     Ah ?

     Le slow !

     Ah ! Ben merci du compliment, avec une bonne cavalière, tu réussis toutes les danses. »

 

Je rougis un peu. Il s’approche de moi et m’embrasse. Je ferme les yeux, j’attends ce moment depuis si longtemps. Nous nous séparons et je rentre sur la pointe des pieds, mets mes photos sur mon ordi, créant un album « soirée entre amis », puis me mets en pyjama. Quand je reviens, mon portable vibre. Je lis le SMS d’Emma : « Il m’a embrassée!!! Et toi ? Anto ? » Je souris et réponds « pareil, bisous à Lundi <3 »

 

Je me couche repense à cette soirée, je crois que j’aime encore plus le Japon qu’avant. Il me manque quelque chose ; mon iPod. Je le prends et mets « Cubic’ {L/R} ock’ » d’Ayabie. Les sons électro sont de plus en plus fortes. Je peux enfin m’endormir, car je sais qu’après viendra « Theme » du même groupe. Je ferme les yeux, puis m’endors.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:25

 

Je croise le regard de Laurie et la regarde méchamment. Rouge, elle baisse la tête et se tortille nerveusement une mèche de cheveux. Je sens la respiration du brun dans ma nuque et rougis. Puis Emma commence à rire, suivie de Luna et Yuna, toujours en regardant la bande. Je commence moi aussi à rire quand je comprends la raison de leur joie : la joue de Laurie est encore rose, et ses amies ne lui parlent pas. Elle est complètement à part. Marco et Antonio se pincent les lèvres pour ne pas rire aux éclats.

 

Il est 16 : 00. Tout le monde se  presse dans les couloirs, et se bousculent. Cahiers en main, je tente de les éviter mais me prends beaucoup de coups d’épaules. Soudain, en marchant, je rentre dans ma rivale, Laurie. Nous tombons, cahiers et feuilles éparpillés parterre. Je la regarde, mais ne dis rien. De plus près, la marque est plus voyante. Je me rends compte de ma brutalité et ai envie de m’excuser. Mais même si je ne la connais pas depuis longtemps, j’ai l’impression qu’elle va me remballer, ce qui va m’énerver encore plus. Je commence à ramasser mes affaires, sans rien dire. Il n’y a plus beaucoup de monde, et le corridor est de plus en plus calme. Nos regards se croisent, elle rougis et regarde à terre. Ok, là il faut vraiment que je m’excuse :

« Pardon.

-       Quoi ?

-       Pour la claque. J’ai eu tort.

-       Non, on t’a cherché aussi.

-       (pas de méchanceté ? Etonnant.) Mais quand même, ce n’était pas sympa de ma part.

-       J’accepte tes excuses. On oublie.

-       Merci.

-       Pas de quoi. Par contre, tu n’as rien pour cacher la marque ?

-       Si attends. C’est la moindre des choses. Je sors une poudre, puis lui en mets sur le visage. Rapidement, la marque s’estompe.

-       Voilà, regarde. Je lui tends un miroir de poche.

-       Waouh ! Ca marche super bien ton truc !

-       Tiens, garde la, j’y tiens.

-       Ben merci. Tu n’es pas obligée.

-       Si. »

 

Elle le prend et me sourit. Au moins, elle a l’air de ne plus trop m’en vouloir. Une fois nos affaires rangées, nous nous dirigeons vers la sortie. Un silence pesant s’installe mais je ne parle pas :

«  Tu es de quelle région de France ? Demande-t-elle enfin.

-       Lorraine, pourquoi ?

-       J’ai vécu deux ans en France.

-       Ah d’accord. Quel département ?

-       Loraine aussi.

-       De quelle région ?

-       Moselle.

-       Pareil. Je suis de Thionville.

-       Ah, moi de Metz.

-       Très belle ville.

-       Ca te manque ?

-       Un peu, mais je suis née au Japon, alors je suis bien ici.

-       Ah oui ? Tokyo ?

-       Hai. Et toi ?

-       Pareil. »

 

A la sortie, je vois les deux autres « L » qui attendent Laurie, près de l’arrêt de bus. La tête de Lilou fait peur. Mais voir son amie avec moi, ça doit lui faire un choc. Elles parlent aux deux beaux italiens. Enfin, elles font plus un monologue, ils ne les écoutent pas. Nous les rejoignons, Laurie toujours à côté de moi, elle a l’air d’assumer :

« Laurie ?? Qu’est-ce que tu fous avec cette pimbêche ? Demande Lilou en me fusillant du regard.

-       La pimbêche elle t’emmerde ok ?

-       

-       Laisse la tranquille Lilou ! Crie Laurie.

-       Mais qu’est-ce qu’il te prend ? Tu veux devenir comme Luna ? Demande La brune.

-       Mais je suis normale ! Et Luna aussi ! C’est toi qui as changé ! »

 

Elles sont interrompues par une bande de garçons de notre âge, mais ils sont assez impressionnants : vestes en cuir, têtes de morts, musique hard rock, cigarettes en main… ils sont 8, tous baraqués. Ils s’approchent dangereusement de nous quatre, les jumeaux étant partis chercher quelque chose. Certains touchent les trois, paralysées de peur, et les deux autres s’approchent de moi. Je déteste ça ! Un coup de pied dans les tibias, cris et les deux garçons commencent à nous attraper avec force. Ils font très mal, et je ne peux même pas me défendre ; ils sont trop nombreux. Ils essayent de nous couper les cheveux, nous caresser. Je crie, mais l’un d’entre eux me met la main sur la bouche. Ils nous entrainent dans un coin sombre. Je vois une ombre s’approcher en courant et la reconnais tout de suite. Des coups de poings violents assomment la bande. Je tombe à genoux en pleures. Les trois autres sont raccompagnées par Marco. Antonio s’agenouille en face de moi et me tend un mouchoir. Je le prends et m’adosse contre le mur en fermant les yeux. Je sens sa main sur la mienne, mais ce n’est pas désagréable comme les autres, c’est doux et rassurant. J’ouvre les yeux et lui souris :

«  Tu vas bien ?

-       Un peu secouée mais ça va.

-       Désolé de ne pas être venu plus tôt.

-       Mais tu n’as pas à être désolé. »

 

Il m’aide à me relever et me raccompagne chez moi. Comme je suis seule ce soir, je lui propose de rentrer, il accepte. Nous goutons, faisons nos devoirs, et discutons :

« Tu veux que je reste discret ?

-       Je ne veux pas le cacher aux filles. Mais reste discret par rapport aux autres.

-       Tu as ma parole. »

J’aime bien cuisiner et j’ai plusieurs livres dans différentes langues, dont un en italien :

«  Tu comprends l’italien ?

-       Je me débrouille on va dire.

-       Come stai ?

-       Bene, grazie.

-       Come ti chiami?

-       Mi chiamo Mina.

-       Quanti anni hai?

-       Ho quattordici anni.

-       Di dove sei ?

-       Sono Francia.

-       Brava !

-       Grazie !

-       Je peux regarder ton livre ?

-       (il commence à me faire peur. Le livre est caché. Seule moi connais sa place) Oui. »

 

Je vais le chercher, puis lui tends. Il le feuillette en silence, pendant que je m’assois :

« Tu as un très bon accent. Dit il ne levant pas la tête du livre.

-       Merci.

-       De rien. »

 

Un silence se crée, mais il n’est pas pesant. Il regarde le livre, je sors mon carnet, puis continue mon gribouillage. Je me rends compte je suis le dessine en train de lire en souriant. Tan pis, j’ai commencé, je termine. Nous restons comme cela un petit moment, de temps en temps je le regarde, puis continue. Mais à un moment, quand je le regarde, il me regarde aussi. Rouge de honte je fixe mon carnet toujours en gribouillant, essayant de ne plus le regarder :

« Tu me le montreras après. Dit il regardant une recette.

-       De quoi ? Je demande en fixant mon carnet.

-       Ton dessin.

-       On verra.

-       Ce n’est pas parce que tu me dessines que je n’ai pas le droit de voir.

-       (Bon là c’était facile à deviner, il m’a surprise le regardant comme modèle) Ce n’est pas ça.

-       Alors ? Où est le problème ?

-       Je n’aime pas montrer mes dessins. Il faut vraiment insister.

-       Je l’avais remarqué. On a dû se battre pour les voir.

-       Je suis comme ça, ce n’est pas ma faute.

-       Je n’ai pas dit que c’était une mauvaise chose. »

 

En l’entendant dire ça, je lève les yeux. Il me regarde en souriant avant de fermer le livre, de le poser sur la table devant moi et de sortir son carnet. Il se met à gribouiller en faisant de grands gestes, me regardant de temps en temps. J’essaye de regarder ce qu’il fait mais il ferme son carnet et avec son sourire craquant dit :

«  Si tu me le montres tu pourras voir le mien.

-       Tu es sadique !

-       Non, malin. »

 

Je commence à rire, il m’imite. Son rire me fait vibrer. Mais j’ai vraiment envie de voir son dessin. Je regarde mon gribouillage, le regarde lui, puis pose mon carnet sur la table et le glisse jusque devant lui. Il le prend et l’examine. Je suis plus stressée que pendant un contrôle, le regardant. Une boule se forme dans mon estomac mais je vois qu’il sourit de plus en plus. Puis il me regarde :

«  Il est magnifique !

-       Grazie ! J’ai eu un gros stress.

-       Je sais.

-       Comment ça ?

-       Tu as eu une grosse boule à l’estomac.

-       (Là c’est trop !) Euh… Oui c’est vrai.

-       Je le savais.

-       Maintenant c’est à toi.

-       De quoi ?

-       Montre ton dessin.

-       Non.

-       Quoi ?

-       Je plaisante ! Tiens. »

 

Il me tend son carnet ouvert, je le prends et regarde son œuvre. C’est moi, en train de dessiner. Je me trouve différente sur ce dessin ; je me trouve plus jolie :

« Alors ?

-       Waouh ! Je me reconnais à peine.

-       C’est toi pourtant, telle que je te vois. Et si tu regardes bien, ton dessin est différent de moi.

-       C’est vrai quand on compare. Mais c’est comme je te vois. »

 

Je signe mon dessin, comme à mon habitude, puis range mon carnet avant d’aller en cuisine. 19 : 00 ; je vais commencer à préparer le dîner. Ma famille ne rentre que demain. Je vais l’inviter à diner :

« Tu veux manger ici ?

-       Je ne veux pas déranger.

-       Je suis seule ce soir, alors au contraire, ça me ferait plaisir.

-       Bon ben d’accord alors !

-       Super ! »

 

Je commence à courir un peu partout dans la cuisine, sortant ingrédients, ustensiles, et tout ce qu’il faut :

«  Et ton livre de cuisine ?

-       Pas besoins de lui pour cette recette, je la connais par cœur !

-       Très bien, que veux-tu préparer ?

-       Bouchées de gnocchis et sauce au fromage.

-       Mon plat préféré !

-       Le mien aussi.

-       Je peux faire le dessert si tu veux.

-       Tu voudrais faire quoi ?

-       Un liégeois fruité.

-       Parfait ! Je te laisse faire.

-       Super ! »

Nous commençons à cuisiner, parlant, riant… Je suis aux anges. Nous mangeons, puis continuons à discuter. Vers 21 : 00, je le raccompagne à la porte du jardin. Il fait nuit, le ciel est dégagé et nous pouvons voir quelques constellations. Il me dit au revoir, me fait la bise, puis s’en vas. Je rentre, range un peu, puis vais me coucher avec mon carnet et ma musique.

Maintenant je suis sûre, je suis amoureuse de lui.

 

 

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(n.n) <3

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 18:16

Tu n’es pas concentrée !

 Pardon monsieur.

Conjugue moi ce verbe au conditionnel présent !

 

Il tape sa main contre le tableau noir avec violence montrant le verbe se lever. Le conditionnel présent … Le seul temps que j’aime bien, tu parles d’une punition. Je me concentre et récite la conjugaison sans faute. Un peu déçu, il fait oui de la tête et continue son cours très intéressant sur les vêtements. Je regarde Emma, qui elle aussi a l’air de s’ennuyer. En même temps, ce vocabulaire nous le connaissons depuis toutes petites. Quand cette heure interminable prend fin, je sors en suivant Emma. Je sens une main sur mon épaule, me retourne et tombe nez à nez avec le brun. Il me sourit et me demande s’il peut me parler. Je lui réponds oui, puis il me prend la main et m’emmène dans un coin calme du bâtiment. Inutile de vous dire que je suis rouge pivoine et que mon cœur bat très vite. Je tremble même un peu :

« Qu’est-ce que tu voulais me dire ?

J'ai besoins de tes conseils.

A quel sujet ?

De dessin.

Mais on dessine tous. Pourquoi moi 

Tu es la seule qui fasse un style que j’aime beaucoup.

Je dessine des mangas, ce n’est pas le mieux.

Mais une technique que je n’arrive pas. Ca fait des mois que je m’entraine et je n’y arrive pas. Pourrais-tu m’apprendre ?

Si tu veux, mais à une condition.

Laquelle ?

Toi tu m’aides à m’améliorer dans les paysages. Je n’arrive pas bien les ombres, les reliefs.

Avec grand plaisir !

Super !

Ce soir chez moi après les cours?

D'accord, ça me va.

 

Nous prenons la direction de la cours, quand Ako-sensei arrivant en furie se dirige vers nous. Tous les élèves la craignent. D’après certains, elle aurait été championne du monde de boxe française, ça calme. De plus elle est large des épaules, très musclée et très grande. Moi qui trouvait mon père géant, il doit lui arriver à la poitrine pas plus. Elle nous emmène dans son bureau, dévalant le couloir si vite qu’Antonio et moi avons du mal à la suivre, sous les regards des autres qui s’écartent créant un chemin. A leur tête on pourrait croire qu’elle va nous tuer. Une fois dans son bureau nous nous asseyons face à elle. Elle nous dit qu’il y a un concoure de dessin dans un moi et qu’elle nous a choisi tous les six pour représenter le collège. Nous lui disons qu’il faut que l’on en parle aux autres avant de lui donner une réponse. Elle nous fait oui de la tête et nous dit de sortir presque en nous chassant.

 

Nous rejoignons les autres qui se trouvent sur «notre pelouse », assis comme sur mon dessin :

« Où étiez-vous ? Demande Marco qui sourit.

Ako-sensei nous a parlé. Répond Antonio

C'est vrai ça ? Demande Emma en souriant aussi.

Hai. (dans un sens c’est la vérité, non ?) D’ailleurs on a une nouvelle qui nous concerne nous six. Je dis en m’asseyant à côté de Yuna.

Vas-y à toi l’honneur Mina. Dit le beau brun en s’asseyant entre son frère et moi.

Ok. Dans un mois il y a un concoure de dessin et elle nous a choisi nous six pour représenter le collège.

Ah oui? Et quel est le thème ? Demande Luna en grignotant un maki au thon.

Il faut raconter une histoire mais sans faire de BD. Dit Antonio

Ce n'est pas claire ça fratello.

Il faut faire un grand dessin avec plusieurs styles dedans qui raconte une histoire. Je dis en regardant Marco.

 Eh bien c’est parfait ! S’exclame Emma ravie.

C'est juste pour nous ! Renchérit Luna en sortant son carnet. »

 

Après avoir mangé, nous nous mettons à parler du projet. Nous sommes tous les six d’accord : ce sera un jeune couple devant un mur tagué du collège avec les deux techniques de couleur, coloré et ombré, entourés d’elfes, et d’animaux comme les chats par exemple. Ils seront enlacés et heureux. Je les dessinerai façon manga en entier, le tag c’est l’affaire de Yuna, Antonio s’occupe du collège, Emma des elfes, Luna des animaux et Marco les redessinera sur le mur à côté du tag en portrait réaliste et on ne verra que le visage et le buste. Nous colorierons chacun notre partie. Notre paysagiste personnel fera également un beau coucher de soleil.

 

Nous sommes contents de cette idée. D’un coup, Emma arrête de sourire et regarde vers sa droite. Nous faisons de même et apercevons une fille que je n’ai encore jamais vue. Elle est brune aux yeux verts, cheveux longs et bouclés, peau bronzée mais pas besoin de s’y connaître pour deviner que c’est un bronzage obtenu grâce à une crème et un auto bronzage fait chez une esthéticienne, dents trop blanches pour être naturelles, corps de rêve, manucure récente, T-shirt moulant et arrivant au nombril, jean taille basse et slim laissant voir un début de string et talons aiguilles assortis à son sac à main qui est une imitation de Chanel … Bref une pétasse. Je vois les jumeaux lui tourner le dos. Elle est accompagnée par deux filles qui ont l’air d’avoir son Q.I d’huître, l’une bonde, l’autre ténébreuse. Elles ont toutes les trois le même sac de couleur noir et marchent en triangle, la pétasse étant devant bien sûre. Vu leur déhanché et leur difficulté à marcher sur leurs échasses, je les déteste déjà. Je vois mes trois amies les fusiller du regard.

 

Une fois arrivées à notre hauteur, je remarque qu’elles mâchent un chewing-gum (comme des pétasses, vous l’aurez compris) :

«  C’est toi la nouvelle ? Me demande la brune avec son ton de … Oui ! De pétasse !

Euh, oui pourquoi ?

Je vous l’avais dit qu’elle était française les filles.

Ouai … Pourtant elle a des traits asiatiques. Dit la blonde en tortillant une mèche autour de son doigt.

Cela pose un problème ? Je dis en me levant faisant face aux trois. Même sans talons je suis plus grande qu’elles.

Tu te calmes tout de suite ! Dit la ténébreuse qui s’avance vers moi.

Non, je n’ai pas envie. Tu n’as pas à me donner d’ordre !

 

 

Une ronde se fait autour de nous :

«  C’est ça ta copine Luna ? Ma pauvre, non seulement tu es moche, mais tu ne sais pas de faire d’amis en plus ! »

 

Luna se met à pleurer de rage. Ca c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. On ne s’attaque pas à mes amis, c’est la règle n°1 de mon règlement si l’on ne veut pas se prendre une technique d’arts martiaux dans la figure. Je lui donne une claque si forte que le bruit résonne dans toute la cours. La ténébreuse, énervée plus que jamais, pose son sac et s’attaque à mes cheveux, sauf que je pratique quatre arts martiaux depuis mon plus jeune âge et esquive l’attaque, donnant un coup de pied dans son cou, évidement pas fort, mais elle tombe parterre. Eh oui, les échasses ce n’est pas le mieux dans les attaques. Personne n’ose dire quelque chose, même Luna a arrêté de pleurer. «  Viens Lulu, on se casse ! » dit la blonde qui l’aide à se relever et suit la « chef » qui est déjà partie.

 

Tout le monde me regarde, abasourdi. Puis cinq secondes plus tard, on m’applaudit comme si j’avais sauvé la Terre. Je me rassois et donne un mouchoir à la rouquine qui a retrouvé le sourire :

«  Mais où as-tu appris ça ? Demande Yuna émerveillée.

    Je fais du kendo, judo, karaté et aïkido depuis mes 6 ans.

    Bon ben il va falloir être gentil avec toi alors. » Dit Emma en rigolant.

 

Nous rions un grand coup :

 

« Mais juste c’est qui ces trois pétasses ? Je demande. 

pétasse est l’adjectif qu’il faut ! Rit Marco.

C'est le trio des « L ». M’explique Luna.

La brune c’est Lilou, la blonde Lucie et la ténébreuse qui s’en ait pris plein la gueule Laurie.

Ah ! D’où trio des « L » …

Voilà. Avant c’était le quatuor. Luna était dedans. Continue Emma

C'est vrai Mais au début elles n’étaient pas comme ça. C’est quand leur comportement a changé que je suis partie. En tout cas merci de m’avoir défendue !

C  c'est normal. On ne touche pas à mes amis. Règle N°1 de mon règlement si on ne veut pas s’en prendre plein la gueule. 

    il y a combien de règles ?

T  trois.

    Dis nous tout.

    1: On ne touche pas à mes amis, 2 : On fou la paix à ma famille, 3 : On ne s’en prend pas à moi. 

    Ok, c’est noté. Répond Antonio, faisant le sourire qui me fait craquer. 

    Bon, j’ai une grande feuille blanche de dessin pour notre projet. Vous voulez que l’on commence quand ? Je demande pour changer de sujet, car je n’aime pas que l’on parle trop de moi.

     Maintenant ! S’exclame Emma déjà debout.

    OK ! »

 

Nous nous dirigeons  vers l’atelier, où l’on pourra faire notre dessin avec le matériel nécessaire. C’est partit ! Chacun a son crayon et fait ce qu’il a à faire. Quand la sonnerie retentit, je remets la feuille dans ma pochette et nous allons en cours. Nous avons déjà bien avancé.

 

Après les cours, je suis les jumeaux chez eux pour donner mon cours de dessin à Antonio. En marchant ils me posent pleins de questions auxquelles je suis obligée de répondre. J’apprends qu’Antonio est l’ainé, qu’ils ont vécu trois ans en France avant de s’installer au Japon il y a 5 ans et qu’ils habitent dans mon quartier. Leur maison n’est pas du tout de style japonais, mais italien : pelouse, fontaine, statues, grandes plantes, en entrant dans le jardin, nous nous retrouvons à Cagliari. Leurs parents ne sont pas rentrés, la maison est calme. Ils ont chacun une petite tortue, trop mignonnes que je n’hésite pas à caresser. Après avoir fait nos devoirs, je leur apprends à dessiner les mangas. D’abord, les yeux, puis le nez, la bouche et la forme du visage. Vient ensuite l’expression du visage, les cheveux avant d’attaquer la silhouette. Deux heures après, ils parviennent à dessiner un visage heureux, le plus facile, mais c’est un énorme progrès. Puis on inverse les rôles, c’est moi l’élève, apprenant les paysages et les jeux d’ombre. Je rentre chez moi en savant dessiner un coucher de soleil sur la mer et faire un jeu d’ombre sur des fruits. Très gros progrès. Le soir, dans ma chambre, je continue mon dessin, jouant avec les ombres comme Marco me l’a montré en écoutant « Theme » d’Ayabie. Mon portable vibre sur mon bureau ; c’est Camille, ma soit disant meilleure amie de France. Je mets ma chanson en pause et réponds à contre cœur :

«  Marie ! Comment vas-tu ?

    Coucou Camille ! Bien et toi ?

   Super ! Enfin tu me manques bien sûre mais j’ai un petit ami !  

E  Encore un ? (oui, Camille collectionne les mecs, ne restant jamais le même plus de trois jours, son record c’est une semaine et le type était vraiment patient avec elle.)

    Oui mais cette fois ça a l’air sérieux !

    Ah bon ? (c’est au moins la dixième fois qu’elle me le dit, résultat fini au bout de trois jours)

   Oui ! Il est génial ! Tu le verras sur facebook !

O Oui je verrai.

A  Alors ? Comment c’est le Japon ?

C   C’est pas mal. Je m’emmêle les pinceaux à l’écrit mais ça va. Et en France comment ça se passe ?

I   il y  a un trio de pétasse cette année … Je n’ai jamais vu des filles aussi stupides, une huitre est savante à côté d’elle.

    Pareil ici. Le trio « L ».

    Nous c’est le trio « I ». Et t’as trouvé un amour ? 

C  Cela ne fait que trois jours que je suis ici tu sais.

    Mais les japonais sont trop mignons !

    C’est vrai il y en a des pas mal.

   Bon désolé ma chérie, je dois te laisser, ma mère va me tuer sinon. Bisous ! A bientôt !

A bientôt ! bisous »

 

Je repose mon portable. C’est vrai qu’il y a huit heures de décalage quand même. Il est 02 : 00 du matin là-bas et ici 18 : 00 ! Elle avait vraiment envie de me parler apparemment.

Je remets ma musique et ferme ma bulle, jusqu’à l’arrivée de Sofie dans ma chambre, voulant me parler. Je ne sais pas si je vous l’ai dit, mais c’est moi la psy de la famille. Même mes parents me demandent conseil :

«  Je peux ?

    Oui. Alors qu’est-ce qu’il se passe ? Je demande en prenant mon cahier.

    Je suis amoureuse.

    Déjà ?

    Oui.

    Laisse moi deviner : Tu es trop timide.

    Voilà.

    Il est comment ?

    Trop mignon !

    Je reformule ma question : Décris le moi.  

   Châtain, yeux bleu océan, grand, musclé, bronzé, habits supers classes.

   Pas mal en effet. Quel âge ?

    Le mien.

    Bon point. Fac de médecine ?

   Oui, il est dans ma classe.

   Deuxième bon point. Et il a l’air intelligent.

   Oui, 16 de moyenne au concoure d’entrée.

    Presque autant que toi, c’est super ! (Elle a eu 17, c’est très fort.)

    Oui !

    Caractère ?

   Gentil, galant, pas du tout macho et con, drôle, un peu timide sur les bords.

   Merde.

   Quoi ?

    Aucun de vous deux ne ferez le premier pas à cause du mur de la timidité.

Je Je n’y avais pas pensé à ça.

    Hobbies ?

    Rugby, musique, lecture. 

L   Lecture ? Bon point commun. Genre de livre et musique ?

    Ca je ne sais pas par contre. Je l’ai vu lire « Le dieu des petits riens » mais c’est tout.

    Tu ne lui as jamais parlé j’imagine.

    Si, une fois, quand il m’a rentré dedans pendant que je lisais en marchant et lui aussi. On lisait ce livre. On a un peu rigolé et sommes allés en cours ensemble, depuis plus rien.

    Assis loin de l’autre ?

    Je suis derrière lui en diagonale. 

    Donc tu peux le regarder.

   Oui.

   Bon ben pour l’instant c’est pas mal. Son nom ?

    Joshua Curtis. Il est anglais et vient de Cambridge avant que ses parents qui exercent la même profession ne soient transférés ici. »

 

Je la regarde étonnée :

« Quoi ? Nous devons nous présenter devant tout le monde au début d’année. Elle me répond.

    Je n’ai rien dit.

    Tu me regardes bizarrement.

    Bon, si je le vois,  je te dirai.

I   Il n’habite pas très loin. Dans notre quartier, au 12 rue du Rosier.

    Ah d’accord. Je verrai en rentrant demain.

   D’accord. Merci ma psy préférée. Je te dois combiens ?

    Une heure, c’est 15€.   

    Ok. Ce qui est bien avec toi c’est que c’est efficace et deux fois moins cher que chez les autres.

   Mais je te fais un tarif famille. En France, notre voisine, Mme Louis c’était 30€.

    Ah d’accord je comprends. Bon je vais chercher l’argent je reviens.

    Ok ! »

 

 

Une fois Sofie sortit, je regarde sur facebook la nouvelle proie de Camille sur facebook. C’est vrai qu’il est mignon, mais il n’égalise pas les jumeaux. Puis je regarde Joshua Curtis et là, je confirme il est canon, mais les jumeaux restent N°1. Sofie revient, 15€ en main. Elle voit la photo et sourit :

«  Alors ? Verdict ?

T   Très canon, mais un peu vieux pour moi.

    On est d’accord il est magnifique. Et toi ? une proie ?

    Une proie peu être pas, mais je les trouve mignon. Surtout un.

    Comment ça ?

    Ce sont des jumeaux italiens qui ont été transférés ici. Ils sont dans ma classe et habitent 10 rue du rosier, voisin de ton Joshua.

    Wa ! Italien égal canon.

    Tu as raison. »

 

Je lui montre les deux italiens :

« - C’est clair qu’ils sont beaux. J’ai une petite préférence pour le brun.

    Moi aussi.

    On n’est pas sœurs pour rien !

    Je confirme ! »

 

Elle me dit bonne nuit, me fait un bisous, puis part se coucher. Je regarde la photo de mon préféré en écoutant « The Boys » des SNSD. Puis je me remets à dessiner. Vers 21 : 30, j’ai enfin fini. Ma mère me dit de me coucher. Pour une fois je ne veille pas, épuisée. Je me couche en écoutant ma musique.

 

06 : 30 … je tape sur mon réveil avec violence et m’enroule dans ma couverture. Mais c’est sans compter sur Léo, qui rentre dans ma chambre et me saute dessus :

« Yumi !! Lève toi !

    NON !

    Yumi… Ne m’oblige pas. 

    Mmhhh.

    Tu l’auras voulu ! »

 

Il enlève la couverture et se met à me chatouiller. Je suis la seule de la famille à être très chatouilleuse. Je lui lance mon coussin dans la figure, prends mes habits et m’enferme dans la salle de bain. C’est vendredi, ce soir j’ai judo et j’ai eu la mauvaise idée de le dire à Yuna, qui veut absolument venir avec toute la bande. Génial. Je me prépare et prépare mon sac de judo avant de rejoindre ma famille dans la cuisine. Je n’ai pas faim. Depuis quelque temps j’ai de grosses douleurs à l’estomac et des nausées, et pour me faire manger c’est l’enfer. Je n’ai jamais faim. J’ai des médicaments, mais ça ne passe toujours pas. D’après les médecins, ce serait dû au stress. S’ils veulent. Je bois mon verre de jus de fruit, mais ma mère me tend une tartine de beurre. Je refuse, mais elle me la mets presque dans la bouche, alors je mords dedans, puis me lève et parts avant qu’ils essayent de me faire manger autre chose. Mon sac est plus lourd qu’avant ; mon père a mis une pomme, je le savais. Je ne la mangerai pas je m’en fiche. Arrivée en cours, mes crampes reviennent. Je cours aux toilettes, vomis, puis éclate en sanglots ; j’en ai besoin. Un peu avant la sonnerie, je sors enfin, je mouille le visage, puis vais rejoindre les autres. Ils disent que je suis blanche, et me rappellent Sofie. Je leur dis que je vais bien et les suis en classe. A midi je mets mon bento au milieu comme d’habitude mais n’y touche pas. Je croise le regard triste d’Antonio, et baisse les yeux en rougissant. Je sors mon carnet et dessine. D’ailleurs, il faut que je leur montre le dessin que j’ai fait d’eux, mais j’hésite :

«  Alors ? Tu nous le montres ce dessin ? Demande Marco en reprenant un morceau de gingembre.

    Quel dessin ?? (Ils lisent dans mes pensées ou quoi ?) Je réponds en le regardant.

    Celui que tu as fait de nous.

    Aller s’il te plait !

    Bon ok… »

 

Je leur montre ce fameux dessin et leur silence me stresse un peu. Puis Luna parle enfin :

« C’est magnifique !

    Je confirme ! S’exclament les jumeaux en même temps.

    Super ! disent Emma et Yuna.

    Contente que ça vous plaise ! »

 

Je tourne quelques pages avant de tomber sur une blanche, puis je commence à gribouiller. Je ne sais pas encore ce que ça va donner on verra. Je ne l’avais pas remarqué avant que Yuna s’étouffe. Inquiète que je lui donne de l’eau. Une fois qu’elle a reprit son souffle, elle détourne son regard vers la fontaine qui se trouve au milieu de la cours. Nous l’imitons, et là c’est moi qui manque de m’étouffer en les voyant : le trio des « L »… (Suite dans un autre article)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Aisu Yumi - dans histoire
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 17:01

Ce matin quand j’arrive, je regrette tout de suite d’être venue au lycée. Il est là, non loin de moi, une fille dans ses bras. Bon, calme toi Mina, il n’y a rien entre vous, cela ne te regarde pas. Je passe près de lui sans m’arrêter (d’ailleurs il ne m’a sûrement pas vue) et vais rejoindre les filles. Marco a un tournoi de volley, donc il ne viendra pas aujourd’hui :

« - Vous avez vu la nouvelle copine d’Antonio ? Demande Yuna en lisant un roman.

Oui ! Ils se bécotent dans la coure 1 depuis tout à l’heure. Répond Emma en cherchant son portable dans sa veste.

Ca fait combien de temps ? Demande Luna en terminant un exercice de maths. (Oui, elle les termine toujours à la dernière minute.)

Ce week-end, peu après le concoure. Réponds Emma en sortant enfin son portable.

Ca ne va pas Mina ? Me demande Luna en me regardant.

Si pourquoi ?

Tu ne dis rien.

Je suis juste un peu fatiguée, c’est tout.

Ah d’accord. »

 

Fatiguée … Mon excuse préférée pour ne pas qu’on me pose trop de questions. Antonio arrive, seul le sourire aux lèvres comme à son habitude. Il nous rejoint et demande à me parler. Encore moi ? Mais pourquoi ? Je le suis lentement. Avant j’aurais couru, mais là je n’avais pas le moral.

«  Qu’es-ce qu’il se passe ? Me demande-t-il l’air inquiet.

Rien pourquoi ? (répétition, bravo Mina …)

Tu ne souris pas aujourd’hui.

Je suis fatiguée. (et de deux ! Tu te surpasses là !)

Ah, je m’inquiétais.

Il ne faut pas. De quoi tu voulais me parler ? (je remarque que je suis froide avec lui depuis toute à l’heure. Il, perd peu à peu son sourire.)

J’ai fait un dessin de style manga, et j’ai besoin de ton avis.

Et tu ne veux pas le montrer aux filles ? (je me force à sourire)

Ah ! enfin ma Mina.

Comment ça ?

Tu souris !

Ah ! c’est pour ça ! (je commence à sourire, mais naturellement cette fois) montre ton dessin.

Tiens, voilà. »

 

Je prends le carnet et regarde son manga. Mais … c’est moi ! En train de colorier ma partie du dessin pour le concoure. Je ne me suis jamais vue en manga, et j’avoue que c’est assez réussit.

 

« Alors ? demande-t-il un peu stressé.

C’est …

Oui, c’est toi.

C’est … (je n’arrive pas à le dire ! Mina ! Bouge toi !)

Oui ?

Magnifique ! (ben pas trop tôt …)

Tu trouves ?

Oui, il est très beau. Tu as fait beaucoup de progrès.

Merci, mais tu m’as beaucoup aidé aussi.

Ca me fait plaisir. »

 

Je le lui rends, il le range et me regarde de nouveau.

«  Tu sais … »

 

Il s’arrête, et regarde derrière moi. J’hésite à me retourner, alors, je prends mon miroir de poche et regarde le reflet et là …

Il s’agit de la copine d’Antonio, en train d’embrasser un garçon que je ne reconnais pas tout de suite parce qu’il est de dos. Antonio a de la haine dans les yeux. Ses yeux si beaux, si brillants, sont devenus sombres et ternes. Il a les poings serrés et se pince la lèvre. Je ne sais pas quoi dire. Le voir dans cet état, me donne envie de tuer cette fille. Mais le mec se retourne légèrement et je reconnais Aki, pire ennemi des jumeaux. Mignon (mais perso, je préfère les italiens), sportif, intelligent, c’est la concurrence des deux sardes. Il a la réputation de changer de petite amie très souvent et d’être très dragueur. L’autre jour, il a fait des avances à Yuna à la sortie des cours, alors qu’il était censé sortir avec une autre fille. Je leur tourne le dos, le cœur serré en voyant le garçon dont je suis amoureuse dans cet état. J’ai envie de le prendre dans mes bras, mais ce n’est pas le moment du tout. Il s’éloigne, prenant ma main et se dirigeant vers la coure 1 et s’assoit sur un banc, me demandant de faire la même chose. J’obéis sans dire un mot. Il met sa tête dans ses mains et soupire. Je ne sais pas quoi faire là ! Autant je peux donner des conseils au autres, autant lorsque c’est moi, je suis perdue.

 

Je vois une larme couler sur joue, et là, je sors automatiquement un mouchoir et le lui tends. Il le prend et me sourit légèrement. Il se redresse et regarde droit devant lui. Il est 07 :35, et ça sonne à 08 :00, nous avons encore un peu de temps. Il a arrêté de pleurer, mais est encore sous le choc, ce que je comprends parfaitement. Je la vois sortir, tenant la main du dragueur, qui n’a pas les yeux dans les poches, et matte d’autres filles au passage ; lamentable. Je remarque que même s’il fait 2°C, Antonio n’a pas de veste, il est même en manches courtes ! Moi j’ai un top brettelles, ce n’est pas mieux, mais quand même ! Sans m’en rendre compte, je lui prends la main. Je ne m’en rends compte, seulement quand il me lance un regard étonné. Honte de ma vie ! Je suis sur le point de l’enlever quand il la serre à son tour. Surprise au début, je le regarde … Il sourit ! Ses yeux sont de nouveau brillants. C’est comme cela que je veux le voir, heureux. Mon portable vibre. Avec ma main libre, je lis le SMS d’Emma : On vient de croiser Elodie ! Il est au courant Antonio ?

 

Je réponds rapidement oui, il était en première loge d’ailleurs.

 

Je le range, puis m’appuis contre le dossier du banc, mets ma tête en arrière et regarde le ciel. J’ai besoin de réfléchir et de mettre les choses au clair. Elodie … Encore un prénom que je n’aime pas. Je sens son bras contre le mien, chaud, musclé. Il n’a pas lâché ma main, il regarde Elodie dans les bras d’Aki, mais a un petit sourire moqueur, comme si ça ne l’atteint plus. Quand la sonnerie retentit, nous nous levons et nous dirigeons vers la salle pour le cours d’SVT. Je m’assois à côté d’Emma, puis sors mes affaires :

« Vous étiez où tout ce temps ? Elle me chuchote.

Dans la coure 1.

Vous faisiez quoi ? Me demande-t-elle en plissant les yeux comme si elle savait tout.

Il n’était pas très bien en voyant cette scène alors on est sortit pour qu’il se change les idées.

Je comprends. Quelle salope cette fille.

Tu m’étonnes.

SILENCE ! »

 

Mme Thomas plus qu’énervée, tape avec violence sur le bureau à l’aide du cahier de texte. Après on s’étonne qu’il ait besoins de scotch… Franchement. Toute la classe se tait. Le cours reprend dans le calme, et je jette un coup d’œil vers sa table. Il a l’air concentré, mais ne pense plus à ce qu’il s’est passé il y a 10 minutes.  Je regarde le tableau, puis lis le sujet: les groupes emboités, ce qu'il y a de plus facile.... je commence, concentrée, ne pensant plus qu’à cet exercice. A la fin de l’heure, je quitte la salle avec Emma, sans adresser la parole aux jumeaux. Je ne leur parle plus jusqu’à la pause déjeuner. Quand nous nous rejoignons sur notre pelouse, ils nous sourient et nous montrent leurs nouveaux dessins, supers beaux évidemment. Celui d’Antonio représente une rue de campagne, avec ses maisons traditionnelles, ses cerisiers, son levé de soleil magnifique. Marco a dessiné une fille, très jolie, cheveux ondulés blonds cendrés, yeux verts, bronzée, en robe de soirée bleue nuit a paillettes, avec des brettelles asymétriques, longue jusqu’aux chevilles et assez moulante. Ses cheveux sont lâchés, avec un diadème orné de saphirs scintillants. Elle tient en main un cocktail et se trouve assise à un bar très moderne, jambes croisées laissant voir ses talons aiguilles noirs. Elle est de profil et regarde vers sa gauche, la tête appuyée sur sa main droite et le cocktail dans sa main gauche. Elle regarde la Lune par la fenêtre. Ils dessinent vraiment bien. Il y a une fête de la musique ce soir. Nous nous rejoignons devant notre Sakura ce soir vers 18 :30. J’ai hâte ! 

 

Fin chapitre 05.

 

/) /)

(n.n) <3

(")_(")

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Published by Aisu Yumi - dans histoire
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:38

Cela fait un mois que nous travaillons sur ce dessin. Il est fini, avec nos six signatures. Le concoure commence dans 10 minutes. Je tiens la pochette, les mains moites et tremblantes. Je suis toujours comme ça avant un concoure ou une épreuve. Le jury n’a pas l’air sympa, il me fait penser à Ako-sensei. Quand je pense à ce nom, je vois cette prof impressionnante, peau de vache qui ne sourit jamais, et j’ai des frissons dans le dos quand j’entends sa voix grave de fumeuse. Les premiers passent devant les jurés attentifs, racontant l’histoire et décrivant l’image. Ils représentent l’école allemande. C’est une scène de guerre et de paix racontant la première guerre mondiale. Il est réussit, avec ces cadavres, ce sang, la colombe tenant un drapeau blanc dans le bec et le drapeau allemand planté au milieu, trônant sur ces décombres. Les cinq jurés, font merci de la tête sans sourire, et leur font signe de partir.

 

Le second groupe est italien. Les jumeaux les connaissent et les détestent. Ils ont fait une île paradisiaque, avec des cocotiers, la mer turquoise, le sable fin … Très joli. Mais quelque chose me dérange dans ce dessin. Je sais ! La mer n’a pas de vagues ; elle est plate, morte. Le juré situé au milieu fait la grimace. C’est une femme assez jeune, environ 35 ans, qui porte un tailleur haute couture beige et des perles. Ses cheveux blonds sont attachés en un chignon haut. Ils remercient les italiens et appellent les suivants.

 

Cette fois-ci c’est la France. En voyant les personnes, je manque de tomber de ma chaise. Il s’agit de mes anciennes rivales : Léa, Océane, Malaurie, Laure Hélène, Eléa et Camille R, qui n’est pas du tout ma meilleure amie, au contraire. Je parie qu’elles ont fait un dessin sur la mode. Bingo, il y a plusieurs vêtements, bijoux magasins de luxe, maquillage, parfum et accessoires. Tout est rose, violet, blanc, c’est pas mal, mais pour une affiche de magasin, pas pour un concoure aussi important. Le jury reste indifférent, et leur demande de disposer.

 

C’est notre tour. Nous nous sommes répartit le texte, et je dois commencer. Je tremble de peur, je ne connais plus mon texte. Je regarde mes amis, qui tiennent le dessin et me font signe de commencer. Je regarde le jury droit dans les yeux, en pensant au travail que nous avons fourni, puis commence. Mon texte m’est revenu et je parle naturellement, présentant le dessin faisant des gestes, jusqu’au tour de Yuna. Elle continue la présentation puis laisse la place aux autres qui eux aussi ont l’air très à l’aise. Une fois que nous avons terminé, nous nous mettons face au jury, tenant notre dessin devant nous et attendant le verdict. La jeune femme a un petit sourire, les autres ne disent rien. Ils nous remercient et nous font sortir de la pièce. Une fois dehors, nous nous asseyons dans une pièce assez grande, sombre dans laquelle se trouvent des chaises alignées. Il y a une porte vitrée qui mène sur un petit balcon. Je me lève, puis sors. L’air est frais et me fait du bien. La vue est superbe, je vois une grande partie de Tokyo, avec ses immeubles, ses parcs, ses cerisiers et ses habitants qui se promènent, qui prennent leur temps en ce beau samedi après-midi. Je me croyais seule, mais une silhouette se trouve à côté de moi, regardant la ville. Mais qui est cette personne ? Vous l’avez deviné ? Eh oui, Antonio, ce garçon aussi beau qu’adorable. Il me regarde avec ses yeux vert émeraude et me sourit. Je lui sourit aussi, puis regarde le cerisier qui se situe à 100 mètres du collège. Je sens sa main se poser délicatement sur la mienne et la serrer. Elle est brulante, et douce. J’hésite à la serrer à mon tour. Au bout de quelques secondes, je la serre aussi, le regardant dans les yeux avant de perdre mon regard dans le ciel. Ca me donne envie de dessiner, mais pas question de lâcher la main du garçon dont je rêve toutes les nuits. Je vais plutôt profiter de ce moment au maximum. Nous ne disons rien, regardant la ville. Je décide tout de même de briser le silence :

«  Tu es confiant ?

Eh bien un juré a souri, et je trouve notre dessin pas mal, alors je suis plutôt confiant. Et toi ?

Je ne sais pas trop. C’est pas mon premier concoure, mais ce jury a l’air particulièrement dur. En plus, les autres dessins sont beaux ;

Oui, mais il n’y a qu’un ou deux styles à chaque fois. Nous on en a six différents ; c’est un bon point tu ne trouves pas ?

Si, vu comme ça, c’est vrai que nous avons un avantage par rapport aux autres. »

 

Il hoche la tête en souriant, puis nous rentrons pour le verdict. Nous sommes tous dans cette immense pièce en face du jury, nos dessins bien visibles. L’organisateur s’approche, une enveloppe à la main, je me crois presque dans un jeu télévisé.

 

« Alors d’abord, il faut dire la vérité, tous vos dessins sont excellents, mais un seul a été retenu. Il s’agit du dessin qui représente le Japon ! »

 

J’ai du mal à y croire sur le coup. Tous nos efforts on été récompensés ! Le jury s’approche, nous remet des médailles sur lesquelles sont représentés un pinceau et un carnet et le nom de l’établissement où s’est déroulé le concoure. Le soir, dans la voiture, je regarde la médaille dans ma main et la photo de nous six tenant notre dessin. C’était une super journée, j’ai passé un super moment avec mes amis. Demain c’est dimanche, et j’ai pleins de trucs à faire !

 

/) /)

(n.n) <3

(")_(")

 

Fin chapitre 04  

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 16:40

Avant de continuer mon roman, je vais vous présenter les différents personnages:

 

images-5 Voici Mina, le personnage principal. Elle a 18 ans, est franco-japonaise et a un réel talent pour le dessin. Elle va revenir dans son pays natal et va faire la connaissance de trois filles et des jumaux italiens qui partagent sa passion. Elle pratique quatre arts martiaux depuis son plus jeune âge: le kendo, l'aïkido, le judo et le karaté. Alors les filles qui sont trop précieuses à son goût ou les garçons qui s'approchent trop d'elle sans qu'elle soit d'accord, attention! Mais elle ne va trop avoir besoin de ses techniques, un garde du corps sera là pour la protéger sans qu'elle s'en rende compte tout de suite...

 

 images-3Emma, la meilleure amie de Mina. 18 ans, elle aime dessiner des créatures supernaturelles comme les fées, joue du violon comme une professionnelle. Comme Mina, elle est franco-japonaise et elle est arrivée un an avant elle. Mais elle a un secret que seule Mina découvrira et peutêtre une autre personne....

 

images-5-copie-1Marco, blond, yeux bleus, mignon, populaire, italien. Il a 18 ans et vient de Sardaigne, il a déménagé au Japon avec son jumeau Antonio pour raisons familialles. Doué pour dessiner les portraits, il va tomber amoureux de l'une des quatre filles, mais laquelle? Vous verrez. Il fait du badminton.

images-4.jpegAntonio, brun, yeux verts, beau, populaire, italien. Il a 18 ans et vient tout comme son frère de Sardaigne. Doué pour les paysages, il va avoir le coeur brisé et se rapprocher d'une des quatre filles. Suspens! De plus, il fait du squash en club.

 

images-9.jpeg Luna, ex-membre des "L" est corréenne. Elle adore les animaux et les dessine très biens. Douce et gentille, elle se fait un peu marcher sur les pieds par ses anciennes amies mais peut compter sur Mina qui est toujours là pour donner une bonne leçon aux trois ennemies de Luna. Elle joue également du piano. 

 

images-4-copie-1.jpeg Yuna, jolie anglo-japonaise, est très gentille mais très bavarde! Toujours de bonne humeur, elle passe son temps libre à dessiner des tags (pas racistes comme font les rebelles, mais des tags supers) et prend des cours de chant et de handball.

 

Voilà les principaux personnages. Je ne mets pas la famille de Mina et les trois "L" tout de suite, vous verrez plus tard... Aller, à plus!!

 

/) /)

(n.n) <3

(")_(") 


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Je me nomme Aisu Yumi et depuis quelques temps je m'intéresse beaucoup à l'Asie, surtout Chine Japon et Corée du Sud. La musique aussi bien moderne que traditionnelle, les paysages, coutumes et arts me fascinent.
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